C2MTL – Cocktail Bronfman avec les 25 entrepreneurs émergents

Cocktail Bronfman avec les 25 entrepreneurs émergents

Fondation Claudine et Stephen Bronfman – Concours Entrepreneurs Emergents

Pour la troisième année consécutive, la Fondation de la famille Claudine et Stephen Bronfman et C2MTL ont lancé le concours des entrepreneurs émergents pour récompenser le talent, le dynamisme et la créativité de 25 entrepreneurs qui contribuent à l’évolution innovante du secteur des affaires au Québec.

Le 6 Mai passé, j’ai eu l’occasion d’assister à un cocktail organisé par la Fondation de la famille Claudine et Stephen Bronfman et C2MTL visant à accueillir les 25 entrepreneurs émergents sélectionnés sur près de 200 dossiers et qui auront l’opportunité d’assister du 27 au 29 Mai à l’événement-conférence, le plus couru à Montréal et reconnu à l’international, sur le commerce et la créativité rassemblant durant 3 jours immersifs des innovateurs des quatre coins du monde.

Ces 25 lauréats pourront profiter en plus de leur participation à la conférence d’une programmation faite sur mesure pour rencontrer plusieurs des conférenciers-vedettes et prendre part aux discussions et ateliers avec des retombées inestimables pour leurs compagnies.

Suite à une allocution et mot de bienvenue de Claudine Bronfman, co-présidente de la fondation chapeautant ce concours, la parole fut donnée à Louis-Philippe Maurice, président et cofondateur de Busbud, lauréat du concours des 25 entrepreneurs émergents de l’édition 2013, était présent pour partager son expérience de l’événement et surtout des retombées pour son entreprise, dont des opportunités de réseautage « incroyables » avec des sommités du milieu du commerce et de la créativité, notoriété et reconnaissance pour l’entreprise et heureux événement pour Busbud, il a rencontré en marge de l’événement un investisseur d’importance qui a participé à la première ronde de financement de l’entreprise.

Les 25 entrepreneurs émergents ont été, en outre, être gâtés, par la présence de Jean-François Bouchard, président Sid Lee et président du conseil d’administration C2MTL, qui a partagé son expérience d’entrepreneur et encouragé les entrepreneurs dans à prendre activement part à l’événement et retombées pour leur entreprise.

J’ai eu l’occasion de m’entretenir au cours de la soirée avec bon nombre de ces entrepreneurs avec des projets porteurs dont François Poirier dont le produit Sobersmart, un alcootest Bluetooth de la taille d’un porteclé assorti d’une application mobile aiderait à sauver des vies et réduirait le nombre d’accidents liés à la consommation d’alcool ; Pascale Nataf d’Affordance Studios qui se spécialise Affordance Studio se spécialise dans le Jeu Sérieux et la Gamification pour la formation au service des entreprises ; Mauro Repacci avec Navut pour vous aider à trouver votre quartier idéal avec des suggestions personnalisées selon vos critères spécifiques ; Raphael Bouskila avec CoPower qui une plateforme d’investissements en projets en énergies propres qui permettraient aux canadiens d’investir en commun sur des projets qui auront un impact positif sur l’environnement. Des entrepreneurs inspirants et inspirés pour changer le monde. Je vous invite à les découvrir.

La liste complète des gagnants du concours :

  • Pascal Nataf, Affordance Studio
  • Daniel Nahmias-Léonard, Algolux Computational Optics
  • Nicolas Langelier, Atelier 10
  • Félix Dagenais, ATOMIC3
  • Nicolas Godbout, Castor Optique
  • David Berliner, CoPower
  • Yezin Al-Qaysi, DoBundle
  • Raphael Hubert, Dose Juice
  • Tony Fama, iLOC Technologies
  • Frédéric Leduc, Immune Biosolutions
  • Rémy Boucher, Systèmes LYKO
  • Belinda Takahashi, Mighty Cast
  • Mauro Repacci, Navut
  • Charles Brun, Now In Store
  • Ovidiu Mija, Outpost Travel
  • Lucie Bélanger, Pixiole
  • Vincent Aubert, Reveal-ad.com
  • François Poirier, Sobersmart
  • Mohannad El-Barachi, SweetIQ Analytics Corp.
  • Marion Poirier, TSHU
  • Dany Joly, Ululab
  • Lisa Israelovitch, UMapped
  • Thomas Sychterz, Wipebook
  • Anna Goodson, Women In Mind
  • Audra Renyi, World Wide Hearing Foundation International

Le grand public est d’ailleurs invité à partiper à la soirée de clôture de l’édition 2014, le jeudi 29 Mai, à l’Arsenal en présence du DJ James Murphy. Pour vous inscrire :   http://www.evenko.ca/fr/show/evenement/james-murphy-8423

À propos de C2MTL

C2MTL est un organisme à but non lucratif qui vise à réinventer le concept de conférence annuelle internationale pour mieux explorer la dynamique « commerce-créativité » ainsi que son potentiel à redéfinir le monde des affaires. Chaque année, cet événement immersif de trois jours rassemble des innovateurs reconnus de nombreux secteurs. Les participants sont plongés dans un environnement intellectuel et expérientiel qui exploite le côté gauche et droit du cerveau dans le but de développer les compétences de leadership créatif. Une grande variété d’expériences non traditionnelles comprenant des allocutions de conférenciers de renom, des expositions interactives, des présentations multimédias, des ateliers collaboratifs ainsi qu’un Boot Camp de création ont lieu dans un village d’innovation non conventionnel conçu exclusivement par et pour C2MTL.

Liens utiles :

C2Mtl : http://www.c2mtl.com/

Soirée de clôture James Murphy:  http://www.evenko.ca/fr/show/evenement/james-murphy-8423

Souper Tournant du 2 avril 2014 : « Faites tourner votre carrière »

Le 2 avril dernier, le restaurant Le Robin des Bois, OSBL qui distribue tous ses profits à des œuvres de charité qui luttent contre la solitude, l’isolement et la pauvreté, accueillait le 1er souper tournant 2014 de la Jeune Chambre de commerce de Montréal sous le thème « Faites tourner votre carrière ».

L’originalité de ce Souper Tournant résidait dans le fait que chaque participant a eu la possibilité, quelques jours avant l’évènement, de choisir les professionnels invités par la Jeune Chambre de commerce de Montréal avec lesquels il aimerait discuter tout au long de cette soirée, que ce soit à titre personnel ou professionnel. Le but étant d’optimiser les chances à chacun de détecter des opportunités d’affaires ou d’apporter des pistes de réflexion à sa propre démarche.

Cet évènement a été l’occasion pour les entrepreneurs dans l’âme d’en apprendre davantage sur le parcours à suivre depuis l’idée de monter sa propre entreprise jusqu’à sa création et son exploitation en passant par les démarches administratives, la prise de connaissance des organismes venant en aide aux entrepreneurs et les subventions disponibles.

Cet évènement a aidé à mettre en évidence les défis, les pièges à éviter et les moyens à mettre en œuvre dans une démarche entrepreneuriale ou dans un choix de carrière.

Cet évènement a aussi permis de rencontrer des personnes inspirantes dont le parcours, le choix de carrière et les initiatives en ont fait rêver plus d’un.

RÉSEAUTER, ce n’est pas simplement ajouter un contact dans son LinkedIn, c’est SAVOIR FAIRE DON DE SOI.

Bilan de l’évènement : 108 participants dont 11 professionnels qui ont fait part de leurs expériences et expertises, et plus de 1 200 $ de cadeaux distribués tout au long de la soirée grâce à la générosité de nos commanditaires (Hôtel W, VSquareFitness, Félix Renaud Photographe, Evenko, Vodka Signature, Sur Mesur, Jean Coutu, Affiche-toi, Café Expert, Céridian, Nu.I, Sortimage Communications, la revue Inspiro et BrandAlliance).

La Jeune Chambre de commerce de Montréal se joint à moi pour remercier les professionnels présents à l’évènement :

  • Pierre-Franck Honorin, Desjardins
  • Nicholas Cerminaro, Norton Rose
  • Alexandra Langelier, Ordre des Comptables Professionnels Agréés
  • Sara Leblanc, Inspiro
  • Anne Legault, Brand Alliance
  • Nicolas Prieur, Affiche-toi
  • Julie Thériault-Brochu, Ceridian
  • Mathieu Lefebvre, Entraineur privé chez Kinergik
  • Laetitia Legrain, SAJE accompagnateur d’entrepreneurs
  • Fabrice Vil, P3P
  • Valérie White, Evenko

Cet évènement fut un réel succès compte tenu du fait qu’à 22h30, des participants étaient toujours attablés et des commentaires reçus tout au long de la soirée. Nous aurons sûrement la chance de les revoir dans les prochains évènements de la Jeune Chambre de commerce de Montréal.

Cédric Aimo                                                                                                                Collaborateur Souper Tournant,                                                                                    Comité Réseautage

24h de soutien à la relève entrepreneuriale montréalaise !

Dès ce mercredi soir, la JCCM compte faire vivre un 24h inoubliable en entrepreneuriat. L’objectif visé est d’en ressortir inspiré et avec un réseau de contact élargi.

D’abord le Cocktail entrepreneurs, organisé en collaboration avec FounderFuel, la Société de développement économique de Ville-Marie (SDEVM) et la Maison Notman, un événement qui permettra  de rencontrer des entrepreneurs visionnaires ayant fait leurs preuves. Plus tard en soirée, un environnement convivial permettra d’échanger  avec les participants dont plusieurs entrepreneurs en devenir.

Le lendemain, jeudi 24 avril, le plus important rassemblement gratuit pour entrepreneurs et jeunes gens d’affaires de Montréal : le Salon Entrepreneurs, qui se tiendra au Palais des Congrès de Montréal à compter de 10h.

Cette 5ème édition est placée sous le thème #PropulserMtl et sa relève entrepreneuriale. Au programme, plus d’une trentaine d’organisations seront  présentes pour offrir des services de support aux entrepreneurs. Il y a également la possibilité de participer à des conférences et des ateliers sur les défis liés au démarrage d’entreprise et sur la croissance d’entreprises orientées solutions. Enfin, des entrepreneurs expérimentés seront présents pour partager leurs histoires et dévoiler leurs réalités d’entrepreneurs.

C’est une occasion idéale de s’outiller de techniques clés en entrepreneuriat et de rencontrer des acteurs influents dans ce milieu.

Le Salon laissera place ensuite à un concours de Pitch qui permettra de propulser les futurs et actuels talents du milieu entrepreneurial montréalais mais également de découvrir de nouveaux projets entrepreneuriaux.

Les candidats vont pouvoir s’affronter et présenter leurs projets devant 4 membres du jury : Danièle Henkel, entrepreneure en série et Dragon; LP Maurice, fondateur Busbud; David Nault, investisseur d’Inovia Capital et Caroline Pelletier d’Anges Québec.

Une conférence finale donnée par Yona Shtern, cofondateur et directeur général de Beyond The Rack, viendra clôturer ces 24h d’évènements entrepreneuriaux riches en inspiration et apprentissage avant de passer à une dernière séance de réseautage.

Environ 1000 personnes sont attendues ce mercredi et ce jeudi. Des occasions pour s’outiller et s’inspirer des différentes techniques entrepreneuriales.

Pour plus d’informations et inscriptions :

Cocktail Entrepreneurs : http://www.jccm.org/entrepreneuriat/cocktails-entrepreneurs/69-cocktail-entrepreneurs-la-maison-notman
Salon Entrepreneur : http://www.jccm.org/entrepreneuriat/salon-entrepreneurs/49-salon-entrepreneurs
Soirée Propulser Montréal : http://www.jccm.org/entrepreneuriat/salon-entrepreneurs/64-soiree-propulser-montreal

Par Afef Ayadi, Comité Centrepreneur

Les efforts de la JCCM récompensés !

Le Gala ARISTA, organisé par la Jeune Chambre de commerce de Montréal, est finaliste dans la catégorie « Alimentation » du concours Les Vivats 2014. Ce concours récompense les pratiques exemplaires en matière d’événements écoresponsables et la JCCM a su se démarquer grâce à ses efforts au niveau de la sélection de l’alimentation et de la sensibilisation aux enjeux de consommation locale.

En effet, les organisateurs du Gala ARISTA 2013 se sont assurés de choisir des entreprises ayant leur siège social à moins de 100 km du lieu de l’événement (88% des fournisseurs), qui offrent des aliments et ingrédients locaux, favorisant ainsi l’économie locale et réduisant les impacts environnementaux liés au transport de nourriture. De même, le travail en amont avec le chef du Hyatt a été hautement innovant et déterminant pour l’édition 2013 du Gala. En effet, la JCCM a sensibilisé l’équipe de cuisiniers existante au choix des produits locaux. Enfin, les organisateurs ont veillé à sélectionner des fournisseurs ayant implanté des démarches en développement durable, tels que le Hyatt Regency Montréal, Norampac, Pubcité, etc.

Un engagement démontré d’année en année.

Depuis 2012, le Gala ARISTA s’inscrit dans une démarche de promotion de l’écoresponsabilité grâce à son partenariat avec la firme de conseil Takt-etik et la certification du Gala par la norme de gestion responsable d’événements BNQ 9700-253. Cette norme québécoise repose sur 56 critères de performance selon 5 domaines : la sélection des fournisseurs ; la gestion du matériel, des sources d’énergie et de l’eau ; la gestion des matières résiduelles ; la sélection de l’alimentation ; et la sélection des moyens de transport. Dès sa première année de certification, en 2012, le Gala ARISTA obtient le niveau 2 de la norme et atteint le niveau 3 l’année suivante.

La présidente, Alexandra Corbeil, se félicite de cet engagement et « souhaite que cet événement responsable s’inscrive dans une démarche plus grande de partage des connaissances et devienne un exemple pour l’ensemble des événements à venir de la JCCM ».

Quels sont les prochains défis ?

C’est le 16 avril que les gagnants du concours les Vivats – les prix Loto Québec pour les événements responsables seront déterminés. Pour cette troisième édition, l’événement s’offre une nouvelle formule. Il accueillera des conférences et des ateliers afin d’accompagner les finalistes vers l’atteinte d’objectifs toujours plus hauts. Un événement à ne pas manquer donc, tout comme la 37ème édition du Gala Arista qui aura lieu le 15 mai prochain au Parquet de la Caisse de dépôt et placement du Québec et dont le thème sera « L’audace d’innover ».

Incontournables, ces femmes entrepreneures

Le 5 février dernier, la salle de réception de l’hôtel Hyatt à Montréal était à sa pleine capacité. Plus de 420 invités ont répondu à l’appel des Premières en affaires pour honorer les femmes entrepreneures du Québec et célébrer leur succès. Un chiffre record selon l’éditrice du magazine, Margarita Lafontaine.

Huit femmes d’exception ont été reconnues publiquement pour leur persévérance en entrepreneuriat tant sur le plan professionnel que social : Graziella Battista, Julie Bergevin, Joey Adler, Danielle Beaulieu, Lucie Leclerc, Kathy Altius, Joanne Watson et Marie-Sophie Dion.

 

La grande entrevue de la soirée fut avec Christiane Germaine, co-présidente du Groupe Germain hospitalité, qui a partagé son expérience entrepreneuriale. Voici quelques notes et conseils qui ont retenu notre l’attention
Sur le succès que connaît Le Groupe Germain
Tombée dans la marmite à très jeune âge, Mme Germain apprend le service à la clientèle sur le terrain dans la petite tabagie de son père. L’interaction avec des clients s’est développée de façon naturelle.
D’un premier hôtel en 1988 à Québec à douze hôtels à travers le Canada dont les trois nouveaux en construction, Le Groupe Germain continue son expansion pas à pas. « Il n’y a pas de recette magique » dit-elle, « on cherche continuellement l’équilibre entre le chic et l’harmonie selon les valeurs que mes parents nous ont transmis ».

Sur l’innovation

Bien qu’elle reconnaisse l’avantage de la technologie dans son domaine, cette dernière représente aussi un grand défi; selon elle, trouver la petite chose qui fait la différence  dans un environnement où tout le monde a accès à l’information devient alors la clé du succès. En étant celle qui a amené le concept du « resto-bar » à Québec en provenance de New York dans les années 70, le focus est désormais dans les moindres détails.

La série des hôtels Alt est d’ailleurs un exemple d’innovation et de bonne observation. Dans une époque où l’industrie avait besoin d’une qualité supérieure pour un prix abordable, ces derniers leur ont permis de renouveler l’offre des 3 étoiles au Canada et d’avoir une position dominante dans le marché.

Sur son style de gestion
Selon les gens qui l’entourent, elle a un style de « laissez-faire autoritaire ». Munie d’un esprit entrepreneurial, Mme Germain se pense assez tolérante aux erreurs de ses employés.  « Je n’interviens que quand le big picture commence à prendre une forme qui ne me plait pas », dit-elle.

Qualifiant l’industrie hôtelière comme étant très traditionnelle, investir dans ses employés et ses clients est l’essentiel d’un succès stable.

Sur l’échec
S’il y a bien un conseil à retenir de son discours c’est bien celui de valoriser l’échec: « les erreurs t’apprennent plus que tes succès », s’exclame Mme Germain.

Elle est d’ailleurs toujours plus intéressée à savoir ce qui n’a pas marché dans la vie de quelqu’un que le reste. Quand tout va bien en affaires, c’est là où il faut devenir plus prudent, ne pas se croire invincible est la leçon qu’elle tire de ses expériences. Au contraire, il faut être conscient des risques mais oser et continuer à foncer.

Sur l’engagement communautaire
Ses multiples implications sociales lui permettent de sortir de la routine, de se ressourcer, de se stimuler. « Je m’implique autant pour mon propre épanouissement que pour l’autre », dit-elle avec toute honnêteté. C’est une touche à tout, elle va avec son cœur sans nécessairement choisir un domaine d’intervention particulière.

Une belle soirée qui a souligné le parcours des femmes modèles dans le domaine des affaires.

Le Comité Centrepreneur de la Jeune Chambre de commerce de Montréal tient à remercier Damien Meunier, le directeur des opérations et marketing des Premières en Affaires de sa collaboration précieuse.

Par Humeyra A. Karsli

ID-JCCM : la créativité à l’honneur pour Montréal

Ce qui me fascine des activités de la Jeune chambre de commerce de Montréal, c’est la richesse des compétences et des connaissances des gens qui y participent. L’activité ID-JCCM m’interpellait énormément, car c’est une activité où, justement, c’est cette matière grise et la créativité des membres qui sont à l’honneur. En plus, nous avons joint l’utile à l’agréable puisque toute cette réflexion sert de base au développement du positionnement de la JCCM sur les enjeux de notre métropole.

Je ne savais pas trop à quoi m’attendre, sauf d’avoir du plaisir et d’apprendre. La présence de neuf spécialistes pour animer les discussions a permis de creuser plus loin ou de nous ancrer dans la réalité. En groupe, on a le sentiment que toutes les idées sont bonnes. Un cri de ralliement collectif et hop, on change de groupe!

Le comité organisateur a opté pour un déroulement dynamique ainsi que l’utilisation de savantes méthodes de divergence et de convergence des idées. On nous invitait à refaire le monde de manière très divertissante. Ensuite, on nous ramenait sur terre avec des contraintes et le besoin de faire consensus en sous-groupe. Le résultat final : un projet mobilisateur pour Montréal qui pourrait véritablement voir le jour.

À travers tout cela, je me suis aperçu à quel point la créativité et le plaisir peuvent devenir des outils de gestion formidables. J’ai hâte à l’édition 2014 le 1er avril!

Philippe Lanthier
Participant ID-JCCM 2013

 

Arrimages rencontre le Talisman Theatre !

Devoir subitement tout laisser derrière, ne prendre avec soi que ce que l’on peut porter, être projeté dans un voyage dont l’issue est inconnue et qui ne connaîtra pas de retour. Faire l’expérience de l’autre, vivre entre les frontières pour espérer s’ancrer dans une nouvelle patrie. Voilà quelques réalités de l’exil auxquelles a été confrontée la cohorte Arrimages de la Jeune Chambre, le mardi 6 mars dernier. The AENEID, adaptation du poème épique de Virgile mise en scène par le Talisman Theatre, présentée en anglais au Théâtre La Chapelle, à Montréal, est une pièce qui examine des problématiques qui ont traversé les siècles tout en soulevant des enjeux résolument contemporains.

Pourtant, nous étions attendris devant les personnages qui ont même réussi à nous faire rire. L’utilisation des marionnettes en était certainement pour quelque chose. Le metteur en scène, Zach Fraser, faisait remarquer comment la naïveté qui se dégage des marionnettes, tel l’attachement qu’on ressent pour un enfant, permet aux comédiens comme aux spectateurs d’aller plus loin dans la compréhension du récit et, dans ce cas, de «l’horrible de la situation».  Le spectateur s’identifie plus facilement et profondément à ce qui se déroule sur scène. Les marionnettes permettent aussi de mieux servir le texte et ce qu’il évoque : le monde surréel, supranaturel, les dualités entre mondes réels et mondes sous-terrain, la tension entre le drôle et le tragique et l’exploration d’aspects magiques.

L’auteur Olivier Keimed, qui a également signé le texte (ou la partition, devrions-nous dire, dans le cas de Pilon Lemieux 3D Art) Icare, représentation à laquelle nous avons pu assister au TNM le mois dernier, s’attaque encore ici à un récit classique et aux mythes fondateurs. L’Énéide de Virgile, écrit entre 29 et 19 av. J.C., traite de la guerre de Troie et fait l’apologie de la civilisation romaine. Keimed semble avoir dégagé du texte un propos plus universel, voire humaniste, ne prenant pas de camp ou de position moralisatrice. Plutôt, il nous appelle à réfléchir au déracinement souvent cruel auquel sont confrontées plusieurs personnes aujourd’hui. Une note biographique au programme nous apprend que cette réalité est reliée à sa propre histoire familiale, à travers celle de son père qui, en 1952, quittait l’Égypte.

En discussion avant la représentation, nous avons pu en apprendre plus long sur le fonctionnement du Talisman. La compagnie a pour mission de produire et diffuser des œuvres québécoises contemporaines de la relève, souvent féminines, afin de les rendre accessibles à un public non-francophone et lui donner accès à un pan de la culture québécoise. En raison de cette mission, l’œuvre théâtrale doit avoir été représentée au moins une fois. Le Talisman s’occupe de la traduire et propose sa propre vision de l’œuvre. Car chaque nouvelle mise en scène vient, en quelque sorte, faire ressortir une interprétation inédite d’un texte. Dans ce cas, la pièce écrite pour 7 comédiens a été adaptée pour 3 marionnettistes (les talentueux Marcelo Arroyo, Deena Aziz et Chimwemwe Miller).

Le Talisman présente une œuvre par année ce qui s’explique, entre autres, par ses moyens financiers. Lyne Paquette, fondatrice et directrice artistique de la compagnie, précisait que 80% du budget provient des fonds publics. La compagnie est financée «à projet», et non encore «au fonctionnement», par les trois paliers de gouvernement (national, provincial et ville). Les recettes de billetterie, les dons et les placements au programme permettent de recueillir le 20 % du budget supplémentaire. Rappelons qu’un projet de création peut souvent demander de nombreuses heures de travail. Dans ce cas, la confection des marionnettes, réalisée par Zach Fraser, a demandé une certaine dose d’engagement et de passion. Avec toutes les heures investies, disons qu’il fallait trouver une autre motivation que celle du taux horaire, nous révélait-il avec humour.

Frédéric Tremblay, avocat spécialisé en droit du travail, est membre du CA de la compagnie qui a été formé il y a deux ans. Cette implication, même si elle fut le fruit du hasard, répond pour lui au besoin de sortir du cadre habituel de ses activités pour l’enrichir. Le conseil, formé de 3 à 10 personnes, a pour mission de rendre les rêves en réalités convaincantes et de répondre aux défis posés. Un petit rôle, nous dit-il, mais qui a de grandes conséquences.

Il n’est pas étonnant que ce soit le Théâtre La Chapelle qui ait présenté cette pièce risquée et engagée. Le directeur du théâtre La Chapelle, Jack Udashkin, qui se décrit comme dirigeant un théâtre un peu rebelle, nous a présenté avec passion sa vision de ce lieu qui est devenu, depuis son arrivée en 2007, un centre névralgique en création contemporaine québécoise. Pour le coup, les gestionnaires en nous sont interpelés. N’est-ce pas qu’il faut, en plus de la vision artistique, une bonne dose d’aptitudes entrepreneuriales pour diriger un organisme artistique!

Car Udashkin a du flair, une capacité à dénicher des talents et à programmer des œuvres qui intéressent les publics. Il peut s’appuyer sur un bassin de talents au Québec très particulier. Cette nouvelle vague d’artistes de la scène d’avant-garde québécoise propose des œuvres originales mais accessibles. Il explique cette capacité à transmettre leur propos artistique par une certaine qualité visuelle des œuvres et un caractère d’authenticité. Il s’appuie également sur des principes marketing qui s’inscrivent en faux contre le dictat des publics cibles aux goûts établis, auxquels il faut plaire. Plutôt que de programmer ce qu’il croit que le public voudrait voir, il mise sur le caractère de l’étonnement et sélectionne les œuvres en fonction de leur potentiel provocateur, de visions nouvelles du monde, et pousse ses publics à ressentir de l’empathie pour ces nouvelles idées.

Marie-Hélène Grenier, participante Arrimages