Archives de Catégorie: Développement professionnel de la relève

Souper Tournant du 2 avril 2014 : « Faites tourner votre carrière »

Le 2 avril dernier, le restaurant Le Robin des Bois, OSBL qui distribue tous ses profits à des œuvres de charité qui luttent contre la solitude, l’isolement et la pauvreté, accueillait le 1er souper tournant 2014 de la Jeune Chambre de commerce de Montréal sous le thème « Faites tourner votre carrière ».

L’originalité de ce Souper Tournant résidait dans le fait que chaque participant a eu la possibilité, quelques jours avant l’évènement, de choisir les professionnels invités par la Jeune Chambre de commerce de Montréal avec lesquels il aimerait discuter tout au long de cette soirée, que ce soit à titre personnel ou professionnel. Le but étant d’optimiser les chances à chacun de détecter des opportunités d’affaires ou d’apporter des pistes de réflexion à sa propre démarche.

Cet évènement a été l’occasion pour les entrepreneurs dans l’âme d’en apprendre davantage sur le parcours à suivre depuis l’idée de monter sa propre entreprise jusqu’à sa création et son exploitation en passant par les démarches administratives, la prise de connaissance des organismes venant en aide aux entrepreneurs et les subventions disponibles.

Cet évènement a aidé à mettre en évidence les défis, les pièges à éviter et les moyens à mettre en œuvre dans une démarche entrepreneuriale ou dans un choix de carrière.

Cet évènement a aussi permis de rencontrer des personnes inspirantes dont le parcours, le choix de carrière et les initiatives en ont fait rêver plus d’un.

RÉSEAUTER, ce n’est pas simplement ajouter un contact dans son LinkedIn, c’est SAVOIR FAIRE DON DE SOI.

Bilan de l’évènement : 108 participants dont 11 professionnels qui ont fait part de leurs expériences et expertises, et plus de 1 200 $ de cadeaux distribués tout au long de la soirée grâce à la générosité de nos commanditaires (Hôtel W, VSquareFitness, Félix Renaud Photographe, Evenko, Vodka Signature, Sur Mesur, Jean Coutu, Affiche-toi, Café Expert, Céridian, Nu.I, Sortimage Communications, la revue Inspiro et BrandAlliance).

La Jeune Chambre de commerce de Montréal se joint à moi pour remercier les professionnels présents à l’évènement :

  • Pierre-Franck Honorin, Desjardins
  • Nicholas Cerminaro, Norton Rose
  • Alexandra Langelier, Ordre des Comptables Professionnels Agréés
  • Sara Leblanc, Inspiro
  • Anne Legault, Brand Alliance
  • Nicolas Prieur, Affiche-toi
  • Julie Thériault-Brochu, Ceridian
  • Mathieu Lefebvre, Entraineur privé chez Kinergik
  • Laetitia Legrain, SAJE accompagnateur d’entrepreneurs
  • Fabrice Vil, P3P
  • Valérie White, Evenko

Cet évènement fut un réel succès compte tenu du fait qu’à 22h30, des participants étaient toujours attablés et des commentaires reçus tout au long de la soirée. Nous aurons sûrement la chance de les revoir dans les prochains évènements de la Jeune Chambre de commerce de Montréal.

Cédric Aimo                                                                                                                Collaborateur Souper Tournant,                                                                                    Comité Réseautage

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24h de soutien à la relève entrepreneuriale montréalaise !

Dès ce mercredi soir, la JCCM compte faire vivre un 24h inoubliable en entrepreneuriat. L’objectif visé est d’en ressortir inspiré et avec un réseau de contact élargi.

D’abord le Cocktail entrepreneurs, organisé en collaboration avec FounderFuel, la Société de développement économique de Ville-Marie (SDEVM) et la Maison Notman, un événement qui permettra  de rencontrer des entrepreneurs visionnaires ayant fait leurs preuves. Plus tard en soirée, un environnement convivial permettra d’échanger  avec les participants dont plusieurs entrepreneurs en devenir.

Le lendemain, jeudi 24 avril, le plus important rassemblement gratuit pour entrepreneurs et jeunes gens d’affaires de Montréal : le Salon Entrepreneurs, qui se tiendra au Palais des Congrès de Montréal à compter de 10h.

Cette 5ème édition est placée sous le thème #PropulserMtl et sa relève entrepreneuriale. Au programme, plus d’une trentaine d’organisations seront  présentes pour offrir des services de support aux entrepreneurs. Il y a également la possibilité de participer à des conférences et des ateliers sur les défis liés au démarrage d’entreprise et sur la croissance d’entreprises orientées solutions. Enfin, des entrepreneurs expérimentés seront présents pour partager leurs histoires et dévoiler leurs réalités d’entrepreneurs.

C’est une occasion idéale de s’outiller de techniques clés en entrepreneuriat et de rencontrer des acteurs influents dans ce milieu.

Le Salon laissera place ensuite à un concours de Pitch qui permettra de propulser les futurs et actuels talents du milieu entrepreneurial montréalais mais également de découvrir de nouveaux projets entrepreneuriaux.

Les candidats vont pouvoir s’affronter et présenter leurs projets devant 4 membres du jury : Danièle Henkel, entrepreneure en série et Dragon; LP Maurice, fondateur Busbud; David Nault, investisseur d’Inovia Capital et Caroline Pelletier d’Anges Québec.

Une conférence finale donnée par Yona Shtern, cofondateur et directeur général de Beyond The Rack, viendra clôturer ces 24h d’évènements entrepreneuriaux riches en inspiration et apprentissage avant de passer à une dernière séance de réseautage.

Environ 1000 personnes sont attendues ce mercredi et ce jeudi. Des occasions pour s’outiller et s’inspirer des différentes techniques entrepreneuriales.

Pour plus d’informations et inscriptions :

Cocktail Entrepreneurs : http://www.jccm.org/entrepreneuriat/cocktails-entrepreneurs/69-cocktail-entrepreneurs-la-maison-notman
Salon Entrepreneur : http://www.jccm.org/entrepreneuriat/salon-entrepreneurs/49-salon-entrepreneurs
Soirée Propulser Montréal : http://www.jccm.org/entrepreneuriat/salon-entrepreneurs/64-soiree-propulser-montreal

Par Afef Ayadi, Comité Centrepreneur

Incontournables, ces femmes entrepreneures

Le 5 février dernier, la salle de réception de l’hôtel Hyatt à Montréal était à sa pleine capacité. Plus de 420 invités ont répondu à l’appel des Premières en affaires pour honorer les femmes entrepreneures du Québec et célébrer leur succès. Un chiffre record selon l’éditrice du magazine, Margarita Lafontaine.

Huit femmes d’exception ont été reconnues publiquement pour leur persévérance en entrepreneuriat tant sur le plan professionnel que social : Graziella Battista, Julie Bergevin, Joey Adler, Danielle Beaulieu, Lucie Leclerc, Kathy Altius, Joanne Watson et Marie-Sophie Dion.

 

La grande entrevue de la soirée fut avec Christiane Germaine, co-présidente du Groupe Germain hospitalité, qui a partagé son expérience entrepreneuriale. Voici quelques notes et conseils qui ont retenu notre l’attention
Sur le succès que connaît Le Groupe Germain
Tombée dans la marmite à très jeune âge, Mme Germain apprend le service à la clientèle sur le terrain dans la petite tabagie de son père. L’interaction avec des clients s’est développée de façon naturelle.
D’un premier hôtel en 1988 à Québec à douze hôtels à travers le Canada dont les trois nouveaux en construction, Le Groupe Germain continue son expansion pas à pas. « Il n’y a pas de recette magique » dit-elle, « on cherche continuellement l’équilibre entre le chic et l’harmonie selon les valeurs que mes parents nous ont transmis ».

Sur l’innovation

Bien qu’elle reconnaisse l’avantage de la technologie dans son domaine, cette dernière représente aussi un grand défi; selon elle, trouver la petite chose qui fait la différence  dans un environnement où tout le monde a accès à l’information devient alors la clé du succès. En étant celle qui a amené le concept du « resto-bar » à Québec en provenance de New York dans les années 70, le focus est désormais dans les moindres détails.

La série des hôtels Alt est d’ailleurs un exemple d’innovation et de bonne observation. Dans une époque où l’industrie avait besoin d’une qualité supérieure pour un prix abordable, ces derniers leur ont permis de renouveler l’offre des 3 étoiles au Canada et d’avoir une position dominante dans le marché.

Sur son style de gestion
Selon les gens qui l’entourent, elle a un style de « laissez-faire autoritaire ». Munie d’un esprit entrepreneurial, Mme Germain se pense assez tolérante aux erreurs de ses employés.  « Je n’interviens que quand le big picture commence à prendre une forme qui ne me plait pas », dit-elle.

Qualifiant l’industrie hôtelière comme étant très traditionnelle, investir dans ses employés et ses clients est l’essentiel d’un succès stable.

Sur l’échec
S’il y a bien un conseil à retenir de son discours c’est bien celui de valoriser l’échec: « les erreurs t’apprennent plus que tes succès », s’exclame Mme Germain.

Elle est d’ailleurs toujours plus intéressée à savoir ce qui n’a pas marché dans la vie de quelqu’un que le reste. Quand tout va bien en affaires, c’est là où il faut devenir plus prudent, ne pas se croire invincible est la leçon qu’elle tire de ses expériences. Au contraire, il faut être conscient des risques mais oser et continuer à foncer.

Sur l’engagement communautaire
Ses multiples implications sociales lui permettent de sortir de la routine, de se ressourcer, de se stimuler. « Je m’implique autant pour mon propre épanouissement que pour l’autre », dit-elle avec toute honnêteté. C’est une touche à tout, elle va avec son cœur sans nécessairement choisir un domaine d’intervention particulière.

Une belle soirée qui a souligné le parcours des femmes modèles dans le domaine des affaires.

Le Comité Centrepreneur de la Jeune Chambre de commerce de Montréal tient à remercier Damien Meunier, le directeur des opérations et marketing des Premières en Affaires de sa collaboration précieuse.

Par Humeyra A. Karsli

Arrimages rencontre le Talisman Theatre !

Devoir subitement tout laisser derrière, ne prendre avec soi que ce que l’on peut porter, être projeté dans un voyage dont l’issue est inconnue et qui ne connaîtra pas de retour. Faire l’expérience de l’autre, vivre entre les frontières pour espérer s’ancrer dans une nouvelle patrie. Voilà quelques réalités de l’exil auxquelles a été confrontée la cohorte Arrimages de la Jeune Chambre, le mardi 6 mars dernier. The AENEID, adaptation du poème épique de Virgile mise en scène par le Talisman Theatre, présentée en anglais au Théâtre La Chapelle, à Montréal, est une pièce qui examine des problématiques qui ont traversé les siècles tout en soulevant des enjeux résolument contemporains.

Pourtant, nous étions attendris devant les personnages qui ont même réussi à nous faire rire. L’utilisation des marionnettes en était certainement pour quelque chose. Le metteur en scène, Zach Fraser, faisait remarquer comment la naïveté qui se dégage des marionnettes, tel l’attachement qu’on ressent pour un enfant, permet aux comédiens comme aux spectateurs d’aller plus loin dans la compréhension du récit et, dans ce cas, de «l’horrible de la situation».  Le spectateur s’identifie plus facilement et profondément à ce qui se déroule sur scène. Les marionnettes permettent aussi de mieux servir le texte et ce qu’il évoque : le monde surréel, supranaturel, les dualités entre mondes réels et mondes sous-terrain, la tension entre le drôle et le tragique et l’exploration d’aspects magiques.

L’auteur Olivier Keimed, qui a également signé le texte (ou la partition, devrions-nous dire, dans le cas de Pilon Lemieux 3D Art) Icare, représentation à laquelle nous avons pu assister au TNM le mois dernier, s’attaque encore ici à un récit classique et aux mythes fondateurs. L’Énéide de Virgile, écrit entre 29 et 19 av. J.C., traite de la guerre de Troie et fait l’apologie de la civilisation romaine. Keimed semble avoir dégagé du texte un propos plus universel, voire humaniste, ne prenant pas de camp ou de position moralisatrice. Plutôt, il nous appelle à réfléchir au déracinement souvent cruel auquel sont confrontées plusieurs personnes aujourd’hui. Une note biographique au programme nous apprend que cette réalité est reliée à sa propre histoire familiale, à travers celle de son père qui, en 1952, quittait l’Égypte.

En discussion avant la représentation, nous avons pu en apprendre plus long sur le fonctionnement du Talisman. La compagnie a pour mission de produire et diffuser des œuvres québécoises contemporaines de la relève, souvent féminines, afin de les rendre accessibles à un public non-francophone et lui donner accès à un pan de la culture québécoise. En raison de cette mission, l’œuvre théâtrale doit avoir été représentée au moins une fois. Le Talisman s’occupe de la traduire et propose sa propre vision de l’œuvre. Car chaque nouvelle mise en scène vient, en quelque sorte, faire ressortir une interprétation inédite d’un texte. Dans ce cas, la pièce écrite pour 7 comédiens a été adaptée pour 3 marionnettistes (les talentueux Marcelo Arroyo, Deena Aziz et Chimwemwe Miller).

Le Talisman présente une œuvre par année ce qui s’explique, entre autres, par ses moyens financiers. Lyne Paquette, fondatrice et directrice artistique de la compagnie, précisait que 80% du budget provient des fonds publics. La compagnie est financée «à projet», et non encore «au fonctionnement», par les trois paliers de gouvernement (national, provincial et ville). Les recettes de billetterie, les dons et les placements au programme permettent de recueillir le 20 % du budget supplémentaire. Rappelons qu’un projet de création peut souvent demander de nombreuses heures de travail. Dans ce cas, la confection des marionnettes, réalisée par Zach Fraser, a demandé une certaine dose d’engagement et de passion. Avec toutes les heures investies, disons qu’il fallait trouver une autre motivation que celle du taux horaire, nous révélait-il avec humour.

Frédéric Tremblay, avocat spécialisé en droit du travail, est membre du CA de la compagnie qui a été formé il y a deux ans. Cette implication, même si elle fut le fruit du hasard, répond pour lui au besoin de sortir du cadre habituel de ses activités pour l’enrichir. Le conseil, formé de 3 à 10 personnes, a pour mission de rendre les rêves en réalités convaincantes et de répondre aux défis posés. Un petit rôle, nous dit-il, mais qui a de grandes conséquences.

Il n’est pas étonnant que ce soit le Théâtre La Chapelle qui ait présenté cette pièce risquée et engagée. Le directeur du théâtre La Chapelle, Jack Udashkin, qui se décrit comme dirigeant un théâtre un peu rebelle, nous a présenté avec passion sa vision de ce lieu qui est devenu, depuis son arrivée en 2007, un centre névralgique en création contemporaine québécoise. Pour le coup, les gestionnaires en nous sont interpelés. N’est-ce pas qu’il faut, en plus de la vision artistique, une bonne dose d’aptitudes entrepreneuriales pour diriger un organisme artistique!

Car Udashkin a du flair, une capacité à dénicher des talents et à programmer des œuvres qui intéressent les publics. Il peut s’appuyer sur un bassin de talents au Québec très particulier. Cette nouvelle vague d’artistes de la scène d’avant-garde québécoise propose des œuvres originales mais accessibles. Il explique cette capacité à transmettre leur propos artistique par une certaine qualité visuelle des œuvres et un caractère d’authenticité. Il s’appuie également sur des principes marketing qui s’inscrivent en faux contre le dictat des publics cibles aux goûts établis, auxquels il faut plaire. Plutôt que de programmer ce qu’il croit que le public voudrait voir, il mise sur le caractère de l’étonnement et sélectionne les œuvres en fonction de leur potentiel provocateur, de visions nouvelles du monde, et pousse ses publics à ressentir de l’empathie pour ces nouvelles idées.

Marie-Hélène Grenier, participante Arrimages

Le Founder Institute débarque à Montréal

L’incubateur Founder Institute Montréal donne la possibilité aux aspirants entrepreneurs de suivre un programme de 4 mois à temps partiel pour monter leur projet d’entreprise.

L’organisme prône « l’apprentissage par la pratique » et soutient que la plus-value réside dans l’expertise de la formation et l’esprit collaboratif. Depuis 4 ans, plus de 20.000 personnes ont déjà soumis leurs candidatures au programme à l’international.

Cela dit, le premier défi entrepreneurial serait d’être admis au programme. En effet, seulement 30% des candidatures sont acceptées. Grâce à des tests de comportements, Founder Institute affirme que cela permet d’identifier les entrepreneurs à fort potentiel.

La prochaine session du printemps 2014 se déroule du 29 avril au 18 juillet prochain. Cependant, la date limite pour poser sa candidature est le dimanche 13 avril 2014.

Les membres de la JCCM ne sont pas tenus de payer les 50$ généralement requis pour les frais de dossier. Par ailleurs, le meilleur projet retenu provenant de la JCCM bénéficiera de la gratuité de tout le programme, soit une valeur de 750$.

Afin d’accéder à cette bourse, vous devez appliquer avant le 23 mars prochain. Pour plus d’informations n’hésitez pas à visiter le site internet à l’adresse suivante (anglais) : http://fi.co/apply/montreal/jccm

Souper Tournant du 3 novembre 2013 : « L’appétit vient en réseautant »

Le 13 novembre dernier, le restaurant Beatrice (BICE) accueillait le souper tournant de la Jeune Chambre de Commerce de Montréal sous le thème « L’Appétit vient en réseautant ».

C’est dans une ambiance chic et chaleureuse qu’une soixantaine de gens d’affaires de la métropole se sont réunis pour faire part de leurs expériences, projets, expertises et bien sûr pour RÉSEAUTER tout en se délectant d’un repas sophistiqué.

Le concept original de Souper Tournant a permis à chaque invité de discuter avec 12 à 15 personnes différentes pendant 40 minutes, permettant ainsi de maximiser les chances à chacun de détecter des opportunités d’affaires ou d’apporter des pistes de réflexion ou encore tout simplement pour faire connaissance et apprendre davantage des autres.

RÉSEAUTER, ce n’est pas simplement ajouter un contact dans sa liste, c’est avant tout PARTAGER.

La soirée s’est ponctuée, entre chaque service, de tirage cadeaux tous plus prestigieux les uns que les autres, grâce notamment à nos commanditaires : Auberge et Spa Le Refuge, VSquarefitness, Jean Coutu, l’Hôtel W et FEI Canada.

Cet évènement fut un réel succès compte tenu des commentaires des participants dont la plupart n’hésitera pas à s’inscrire au prochain souper tournant qui aura lieu en 2014 soit le 2 avril sous le thème « Fais tourner ta carrière ».

Notez-le dans vos agendas, c’est un rendez-vous que je vous donne et à ne manquer sous aucun prétexte !!!

Cédric Aimo                                                                                                                             Collaborateur Souper Tournant,                                                                                    Comité Réseautage

Première expérience Arrimages commentée par Amélie Durivage

Le programme Arrimages est une initiative conjointe de la JCCM et du conseil des Arts de Montréal qui permet à ses membres d’être sensibilisés aux réalités du milieu artistique montréalais à travers un parcours de six sorties culturelles. La première activité du programme Arrimages 2013-2014 s’est tenue à l’Agora de la danse ce 15 octobre. Le groupe Montréal Danse, qui nous recevait, y présentait en avant-première la nouvelle création du chorégraphe québécois Benoît Lachambre intitulée Prismes.
Il faut souligner que la direction d’Arrimages a effectué un pari audacieux en choisissant comme première sortie culturelle une immersion dans l’univers de la danse moderne, celle-ci n’étant pas la forme d’art la plus aisément accessible pour un œil non averti. Toutefois, les jeunes professionnels de la JCCM ont été, dans un sentiment unanime, comblés par cette première occasion qui était, pour la plupart, inaccoutumée.

La soirée débuta avec un cercle de discussion convivial et chaleureux, où verre de vin à la main, les jeunes professionnels ont pu s’évader de leur train-train quotidien et s’infiltrer dans celui de Kathy Casey, directrice artistique de Montréal Danse. Elle présenta à son auditoire attentif les différents enjeux de ce groupe précurseur de la danse contemporaine qui sert de plateforme au développement chorégraphique d’œuvres novatrices, intelligentes et toujours uniques en leur genre depuis plus de 25 ans. Concrètement, la compagnie sélectionne annuellement un nombre limité de chorégraphes d’exceptions auxquels elle fournira le financement complet de la production, la mise à disposition de sa troupe de danseurs, l’accompagnement à la direction artistique en plus de la promotion et diffusion du spectacle ainsi mis sur pied. Deux membres du conseil d’administration étaient aussi présents pour parler de leur implication. Leur rôle consiste à soutenir la compagnie dans l’atteinte de ses défis futurs actuellement déterminés par le développement de la notoriété de la compagnie à Montréal, l’expansion à l’international par l’entremise de collaborations et partenariats créatifs ainsi que l’augmentation des revenus autonomes. Ce fut une discussion en somme rafraîchissante et inspirante de par la vigueur, la passion et l’enchantement qui animent Kathy Casey dans l’exercice quotidien de son métier; ce dernier s’inscrivant dans une sorte de prolongement identitaire. Il en va de même pour Benoît Lachambre et ses fabuleux danseurs qui nous furent présentés pour clore la première partie de cette soirée remarquable.

La soirée se poursuivit sur les sièges veloutés de l’Agora pour une présentation très intime de Prismes. Dès le premier tableau, l’attention du public s’est retrouvée captive de l’imaginaire créatif singulier de Benoît Lachambre et de ses six danseurs. Un véritable bouleversement des sens se produisit, sollicitant au passage une variété d’émotions à chaque changement de tableau. Les danseurs livrèrent une performance époustouflante et bouleversante, où chaque mouvement était profondément ressenti et en connexion parfaite avec l’essence de l’œuvre. Les interprètes ont su concrétiser le rayonnement du corps dans l’espace qui est à l’origine de cet ouvrage. Les jeux de lumières et de couleurs dirigés par l’éclairagiste Lucie Bazzo jouaient aussi un rôle déterminant, créant une panoplie d’illusions optiques. Une trame sonore particulièrement envoûtante créée en collaboration avec le compositeur Laurent Maslé ficelait le tout avec brio, mixant des rythmes électros et de grands classiques tel que la Cinquième de Beethoven. Cette œuvre puissante, singulière et anticonformiste s’ajoute dans une cohésion parfaite au répertoire intelligent de Montréal Danse. En somme, une grande réussite qui ne laissa pas une seule âme indifférente.

Suite à la représentation, Kathy Casey et Benoît Lachambre exploitèrent les sens encore échauffés des spectateurs cobayes de cette avant-première pour recueillir et décortiquer avec vif intérêt les impressions fraîchement éprouvées, toujours à l’affût d’éventuels perfectionnements. Ce fut une occasion d’échanger avec spontanéité et d’obtenir des explications sur les éléments non assimilés de la pièce. Toutes ces interrogations furent intelligemment développées et regagnèrent leur sens, s’incorporant ainsi dans un tout harmonieux. L’Agora de la danse se vida tranquillement, laissant repartir ses invités visuellement extasiés, quelque peu enjalousés par les talents visionnaires de ces grands virtuoses de l’art de la danse.

À découvrir absolument…

Amélie Durivage, participante au programme Arrimages 2013-2014