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ID-JCCM 2014

À partir de 2012, Montréal connait de nombreux soubresauts qui culminent avec la démission du maire Gérald Tremblay le 8 avril 2013. Cette situation délicate suscite des inquiétudes et discussions au sein de différents cercles en ce qui concerne l’avenir de la plus grande ville du Québec. Ainsi, la Jeune Chambre de Commerce de Montréal (JCCM) décide de contribuer au débat sur la relance de la métropole en organisant le 29 avril 2013 une activité de réflexion :   ID-JCCM 2013. Cette dernière, initiée à l’hiver 2012 par l’architecte Olivier Pellerin, directeur ID-JCCM, aura pour socle le visioning, soit une forme de brainstorming qui consiste à entreprendre des exercices en groupe assistés d’experts visant à stimuler et générer un ensemble d’idées novatrices, futuristes afin de répondre aux différents enjeux que soulèvent Montréal.

Dans cette belle aventure qui nous mène à sympathiser avec l’inconnu, le comité organisateur (Andréan Gagné, Anne-Julie Dubé, Marie-Clode Laroque, Hugo Paquin, Olivier Pellerin et Patrick Musampa) bénéficie de l’expertise des co-fondateurs de f. & co, Louis-Félix Binette, doctorant en administration et Francis Gosselin, PhD en administration. Spécialistes en formation et animation, ils nous guident sur la concrétisation du concept. Ainsi, on décide de mettre en œuvre une réflexion en deux étapes. La première, divergence, qui consiste à recueillir les idées et la seconde, convergence, visant à les agencer afin de créer des projets novateurs. Les débats s’orienteront autour de neuf pôles soient : 1- Mobilité, 2- Tourisme et rayonnement international, 3- Famille et société, 4- Éducation et savoir, 5- Économie et gouvernance, 6- Ville virtuelle et technologie, 7- Arts et culture, 8- Environnement, 9- Urbanisme, architecture et design.

En ce dernier lundi d’avril 2013, après une journée de travail bien remplie, je me rends au Centre d’entreprises et d’innovation de Montréal (CEIM) afin de rejoindre mon équipe pour mettre la main sur les derniers préparatifs. Chacun d’entre nous sourit mais demeure conscient du nuage stress qui plane. Réussirons-nous à faire apparaître le soleil? Wait and see. Sous une ambiance rythmée par une série de chansons préparée par Anne-Julie,  Marie-Clode accueille gentiment les participants qui arrivent au compte-goutte telle une pluie qui s’apprête à se déverser et qui coulera effectivement à partir de 18h30 pour envahir la salle aux alentours de 19h. Les convives tout en se décontractant par des échanges se voient également offrir des rafraichissements. Du côté du comité organisateur, le nuage semble encore plus épais… Ainsi, Marie-Josée Lareau, EMBA et coach artistique, plonge dans l’arène pour le mot de bienvenue, suivi d’Andrean Gagné qui en précise l’objectif et passe le témoin à Olivier Pellerin qui rappelle aux participants leur rôle primordial : générer et produire des idées. La soirée se poursuit avec la présentation des animateurs des différents pôles qui auront pour mission d’orienter les discussions.

Après, ces premières passes d’armes réussies, la tension semble redescendre tranquillement et Marie-Josée Lareau revient sur le devant de la scène pour nous offrir des activités de relaxation que nous ne sommes pas prêt d’oublier. Revigorés, nous amorçons la première étape (divergence) de notre expérience qui nous invite à partager une histoire qui reflète notre Montréal. Le constat de ce premier tour de table est marqué du sceau du développement durable. De même, nous sommes invités à sillonner les neufs pôles pour y présenter nos idées pour améliorer Montréal. Je dois avouer que les échanges sont intenses et riches compte tenu de la diversité du parcours professionnel et personnel de chacun d’entre nous.

Suite à une courte pause, nous nous engageons sur la dernière ligne droite dont l’objectif est de rassembler (convergence) les idées afin de façonner des projets novateurs pour le bien-être des montréalaises et montréalais. Concrètement, il s’agit de créer des équipes dans lesquelles sont attribués 4 rôles (scribes des projets, scribes des idées, organisateur et ambassadeur) et qui proposent des projets en respectant certaines balises (objectifs, intervenants, technologie, échéancier, financement). Ainsi, sont imaginés 9 projets dont la décentralisation des festivals ou  la création d’une plate-forme technologique réunissant les différentes compétences de Montréal.

À la suite de cette mémorable activité, la JCCM a produit un rapport publié le 18 septembre 2013 et présenté aux principaux candidats à la mairie de Montréal. Comme vous pouvez le constater, cette activité a une très grande portée puisque les idées qui y sont proposées vont atteindre les décideurs et pourront également voir le jour.

Cette année, le comité ID-JCCM récidive et souhaite nous faire revivre l’expérience en se penchant cette fois sur le thème de l’apport de la génération Y à l’innovation et au développement de Montréal comme ville intelligente. Pour avoir participé à la première édition, je tiens vivement à encourager les membres de la JCCM à vivre cette expérience hors du commun afin de contribuer à l’avancement de notre belle ville tout en s’enrichissant intellectuellement et en développant de nouvelles relations.

Ne manquez pas l’édition 2014 d’ID-JCCM le 1er avril prochain et que vive Montréal!

Montréal, la ville intelligente

Le 10 octobre 2013, la Jeune Chambre de Commerce de Montréal (JCCM) a tenu une activité ayant pour objectif de réunir la relève d’affaires montréalaise autour des quatre principaux candidats à la mairie de Montréal. Ainsi, nous citons Mélanie Joly (Vrai Changement pour Montréal), Richard Bergeron (Projet Montréal), Marcel Côté (Coalition Montréal) et Denis Coderre (Équipe Denis Coderre pour Montréal). Concrètement, chaque candidat disposait de 20 minutes par groupe de participants pour exposer sa vision, son projet pour la première ville du Québec. Les lignes qui suivent se focaliseront sur la prestation de Mr Denis Coderre.

Arrivé aux alentours de 7h15 et accompagné de deux collaborateurs, nous apercevons un homme souriant, serein et confiant. L’attitude de Mr Coderre ne devrait pas surprendre vu sa longue feuille de route sur la scène politique fédérale. En d’autres termes, les campagnes électorales n’ont plus de secret pour lui, on se risquerait sans doute à parler d’une certaine routine. Après avoir salué et discuté avec quelques membres de la JCCM, on invita Mr Coderre à rencontrer les différentes cohortes de participants.

Dans ses différentes allocutions, l’ancien député fédéral de Bourassa a mis l’accent sur plusieurs points :

1-     Faire de Montréal une ville intelligente

En effet, pour Mr Coderre, il faudrait profiter des nouvelles technologies en les utilisant pour mieux gérer la ville. À titre d’exemple, il mentionna la possibilité de créer une application pour les téléphones intelligents afin que tout citoyen qui constate un problème au niveau des infrastructures puisse en aviser les autorités concernées en temps réel.

2-     Accroître le rayonnement international de Montréal

Concernant ce volet, l’aspirant à la mairie de Montréal souhaite user de ses relations développées avec le corps diplomatique au cours de sa carrière fédérale afin de vendre les opportunités qu’offre Montréal. De même, il compte également miser sur les universités avec leur grand bassin d’étudiants internationaux.

3-     Retenir les familles à Montréal

Afin de contrer l’exode, Mr Coderre s’est engagé à bonifier le programme d’accessibilité à la propriété et favoriser les politiques visant à promouvoir la vie familiale et amicale dans les municipalités.

4-     Gouverner Montréal autrement

Sous un mandat Coderre, la gouvernance sera caractérisée par la création du poste indépendant d’inspecteur général qui aura pour rôle entre autre de contrôler les processus d’octroi des contrats. De plus, en matière de financements, Mr Coderre se dit confiant de pouvoir obtenir certaines ressources nécessaires auprès d’Ottawa vu les différents contacts tissés avec l’administration fédérale.

Tout en reconnaissant la difficulté de l’exercice auquel s’est prêté Mr Coderre, nous sommes satisfaits de l’échange et de la proximité dont nous avons bénéficiés et lui souhaitons un franc succès. De même, nous tenons à remercier tous les participants qui ont su rehausser l’importance d’une telle activité. Nous n’oublions pas le comité organisateur dont le dynamisme a été fortement apprécié. La date décisive étant le 3 novembre 2013, il appartient maintenant à chacune et à chacun d’entre nous d’assumer notre rôle de citoyens exemplaires.

ÉLECTIONS MUNICIPALES 2013

Dans le cadre de l’élection municipale du 3 novembre 2013, la Jeune Chambre de Commerce de Montréal (JCCM) reçoit le 10 octobre prochain, les quatre principaux candidats à la mairie de Montréal. Cette activité vise d’une part à donner la parole à quatre personnalités au leadership éprouvé et d’autre part à sensibiliser la relève d’affaires aux questions et enjeux municipaux. Ainsi, ce billet se donne pour objectif de faire une synthèse de la vision de Mme Mélanie Joly (Vrai changement pour Montréal), Mr Richard Bergeron (Projet Montréal), Mr Denis Coderre (Équipe Coderre pour Montréal) et Marcel Côté (Coalition Montréal).

Mme Mélanie Joly

Mme Joly et son parti, le Vrai Changement pour Montréal, propose à la population montréalaise une ville ayant la meilleure qualité de vie et dont la gestion de l’administration municipale sera caractérisée par la transparence, pilier de la confiance entre les citoyens et l’hôtel de ville.

Mr Richard Bergeron

Mr Richard Bergeron et son équipe, Projet Montréal, mettent de l’avant une gestion municipale urbanistique, socioéconomique, humaniste et durable.

Mr Denis Coderre

Équipe Coderre pour Montréal offre aux montréalais un pacte axé sur une gestion transparente de l’administration qui renforcera la confiance du citoyen tout en attirant des investissements pour un développement économique pour tous afin de faire de Montréal une ville intelligente et efficace.

Mr Marcel Côté

La Coalition Montréal (CM) présente aux montréalais un projet municipal dont le socle sera une réorganisation de l’administration avec pour objectif d’en simplifier la gestion et d’améliorer la planification à long terme. Ainsi, Montréal deviendra une ville gagnante puisqu’elle sera en mesure de dynamiser son économie par le secteur privé, d’attirer les familles, d’organiser le transport et de valoriser la culture et l’environnement.

Il sied de rappeler que la JCCM a publié le 18 septembre dernier son rapport ID-JCCM 2013 dans lequel des futurs leaders ont exprimé neuf préoccupations et nous citons :

–        Mobilité

Afin de favoriser le sentiment de fierté collective, la relève d’affaire suggère que la ville améliore la connectivité de la collectivité à travers une desserte améliorée et accessible en tout temps du transport en commun en y intégrant l’art et le Wifi.

–        Arts et culture

Les jeunes gens d’affaires de Montréal souhaitent une décentralisation des activités culturelles et la création de fonds philanthropiques dans chaque arrondissement et ce dans le but de valoriser l’autonomie culturelle de chaque communauté.

–        Gouvernance, affaires et économie

Naturellement préoccupé, le jeune monde des affaires de Montréal souhaite que la nouvelle administration municipale propose des outils technologiques, financiers et des incubateurs en vue de favoriser l’innovation dans l’entreprenariat.

–        Éducation et savoir

La JCCM identifie Montréal comme une ville du savoir et manifeste sa vive intention de voir la ville retenir les talents qu’elle a formés. Cela serait possible en favorisant des partenariats entre les institutions d’enseignement, les entreprises et les entrepreneurs.

–        Famille et société

Le rapport ID-JCCM 2013 montre une préoccupation en ce qui concerne la qualité de vie des familles montréalaises. Concrètement, il est suggéré de rapprocher des familles autant que possible les services dans tous les secteurs.

–        Environnement

L’environnement s’est également invité dans l’exercice de réflexion initié par la JCCM. Ainsi, il serait fortement apprécié que les nouvelles constructions intègrent l’environnement notamment en se conformant aux normes LEED ou BOMA.

–        Urbanisme, architecture et design

Sous cet angle, les jeunes montréalais entrevoient un accroissement de la densité de Montréal.

–        Ville virtuelle et technologique

Conscient de l’ère numérique, la relève d’affaires imagine et croit en une ville qui côtoie aisément les nouvelles technologies notamment en ce qui concerne l’accès public à toutes les données pertinentes sur la ville.

–        Tourisme et attractivité internationale

Le rayonnement culturel et touristique de Montréal est une préoccupation partagée par la jeunesse. Cette dernière souhaite qu’il soit valorisé au-delà de nos frontières mais qu’il attire également de grands joueurs internationaux vers Montréal.

Les jeunes professionnels et entrepreneurs de Montréal seront-ils entendus? Pour le savoir, inscrivez-vous et participez à cette activité enrichissante.

ID-JCCM : concevoir l’avenir de Montréal

Le lundi 29 avril 2013 se tenait au Centre d’entreprises et d’innovation de Montréal (CEIM) la première édition de ID-JCCM. Organisée par le comité Affaires publiques de la Jeune Chambre de Commerce de Montréal (JCCM), cette activité avait pour objectif de générer des concepts, des idées et des projets pour améliorer la ville de Montréal en vue des élections à la mairie prévues en novembre 2013.

Genèse

C’est dans une perspective de développement et d’évolution, mais aussi en réaction aux soubresauts de la scène politique municipale que le projet a vu le jour. Nombreux sont les montréalais qui se sont interrogés sur l’avenir de leur belle ville et, sensibles à cette préoccupation et au rayonnement de la plus grande ville du Québec, des membres de la JCCM ont tenu à contribuer à cette réflexion.

La réflexion a donné lieu à une série de discussions au cours desquelles est émergée une proposition, fort appréciée, d’Olivier Pellerin. Architecte de formation et inspiré de son expérience, il a proposé une approche originale de brainstorming : le visioning, soit des exercices en groupe assistés d’experts visant à stimuler et à générer un ensemble d’idées novatrices, futuristes et représentatives de la population montréalaise.

Le comité s’est penché sur différents thèmes pour dégager neuf pôles de discussion animés par des spécialistes sectoriels et présentés comme suit :

  1. Mobilité : Francis Brisebois, chargé de projet à la STM;
  2. Tourisme et rayonnement international : Alexandra Graveline, relations publiques, Tourisme Montréal;
  3. Famille et société : Stéphanie Raymond-BougieParenthèses Montréal;
  4. Éducation et savoir : Léa ChampagneInstitut du Nouveau Monde;
  5. Économie et gouvernance : Philippe  DallaireGénération d’idées;
  6. Ville virtuelle et technologie : Benjamin DevienneGameloft;
  7. Arts et culture : Jasmine Catudal, Usine C;
  8. Environnement : Sébastien Jodoin, doctorant en environnement Yale;
  9. Urbanisme, architecture et design : Joël Thibert, doctorant à Woodrow Wilson School of Public and International Affairs.

Pour concrétiser ce concept de réflexion, le comité a aussi sollicité l’expertise des co-fondateurs de f. & co, Louis-Félix Binette, doctorant en administration et Francis Gosselin, PhD en administration. Spécialistes en formation et animation, ces derniers ont conseillé l’équipe organisatrice sur le modèle et le déroulement de l’activité.

Le projet a été conçu en deux étapes. La première, d’une durée d’une heure est dénommée divergence. Elle vise, d’une part, à permettre aux participants d’exprimer leur perception personnelle et actuelle de Montréal et, d’autre part, de la projeter dans les années à venir en y exposant leurs idées et ce pour les différents pôles de réflexion. La seconde étape, convergence, d’une même durée que la première, consiste à reprendre les différentes idées recueillies précédemment et à les structurer en projets concrets qui feront par la suite l’objet de brèves présentations.

La soirée

Arrivés au CEIM aux alentours de 18h et accueillis par Marie-Clode Laroque, les premiers participants se sont présentés pour l’enregistrement et ont été invités à prendre place. Vers 18 h 30, la salle a commencé à se remplir, les discussions se sont faites plus animées, mais déjà l’ambiance était différente, plus détendue et conviviale, le tout sous un fond de musique concocté par Anne-Julie Dubé, collaboratrice au sein du comité organisateur.

On a multiplié les actions pour s’assurer que les hôtes trouvent l’ambiance agréable. Ainsi, Andréan Gagné, vice-présidente, Affaires publiques de la JCCM, s’active pour offrir les rafraîchissements tout en prenant le temps d’échanger avec les participants. On se permet également quelques photos décontractées, histoire de se détendre et pour évacuer le stress, car ce soir, l’inconnu vient nous visiter. En effet, nul ne peut s’imaginer réellement le déroulement et l’issue de l’évènement.

Nous approchons de 19h et les participants sont appelés à s’asseoir afin que débute cette expérience inoubliable. Encore quelques secondes…. Trois, deux, un, et nous voilà à bord du nouveau vaisseau ID-JCCM. Au décollage, Marie-Josée Lareau, EMBA et coach artistique, nous souhaite la bienvenue à bord. Par la suite, Andréan Gagné prend le relais afin de présenter l’activité et en préciser l’objectif : exposer les idées des membres de la JCCM pour un Montréal meilleur. Recevant à son tour le flambeau, Olivier Pellerin renchérit en accentuant le rôle que devront assumer les nouveaux voyageurs à savoir générer, produire des idées.

Au fur et à mesure que nous prenons de l’altitude, la trajectoire du périple semble prendre forme guidé par une boussole dotée de neuf points cardinaux représentant chacun un pôle. Identifiés par des cravates imaginées par Anne-Julie Dubé, nos spécialistes sectoriels auront la responsabilité d’orienter les

Marie-Josée Lareau revient devant les passagers avec des exercices de relaxation, afin de les aider à dissiper la fatigue de la journée. Apaisés, et sous les auspices de Louis-Félix Binette, les participants sont conviés à rejoindre l’une des neuf tables pour une première activité de réflexion appelée divergence. L’objectif de cette dernière, est de partager une histoire sur Montréal et de proposer les premières idées en lien avec le pôle.

Ce premier trajet d’un quart d’heure permet de noter l’importance que revêt le développement durable pour notre génération. Ayant pris sa vitesse de croisière, le vaisseau entre dans une zone de turbulence qui en secoua plus d’un. En effet, dans le but de permettre à tous de découvrir les neuf sujets de discussion, il est proposé aux voyageurs de se déplacer aux différentes tables et d’assumer les rôles qui leur sont assignés et de proposer à nouveau des nouvelles idées. Notons que ces dernières sont recueillies par Patrick Gérard Musampa, collaborateur et relayées via Twitter par Hugo Paquin, directeur logistique.

Suite à ces 35 minutes d’intenses secousses, nous sortons finalement de cette zone pour un répit de quelques instants. L’équipage se réjouit, prend le pouls et constate qu’il y aura suffisamment de kérosène pour arriver à destination. Au fur et à mesure que le trajet se poursuit les participants prennent conscience des différents défis que pourraient représenter la nouvelle ville de Montréal et convergent vers une même question : comment les relever?

Ainsi, s’enchaîne la seconde étape du périple appelée convergence. Structurée en 4 rôles (scribe des projets, scribe des idées, organisateur et ambassadeur) les nouvelles équipes formées sont amenées à réfléchir sur la synthèse des idées et leur réalisation concrète (objectifs, intervenants, technologie utilisée, échéancier, financement). Échaudés par le temps, nos penseurs réussissent à formuler et présenter neuf projets qui vont de la décentralisation des festivals à la création d’une plateforme technologique réunissant les différentes compétences de Montréal, en passant par la création de cuisines collectives visant à valoriser les produits du terroir.

À 21h, La destination finale étant atteinte, le vaisseau ID-JCCM amorce et achève son atterrissage avec le sentiment du devoir accompli.

La prochaine étape consiste à mettre sur papier les principales «convergences», soit les idées rassembleuses auxquelles les membres semblent majoritairement adhérer et qui serviront à établir nos recommandations. En ressortira un «manifeste» qui inclura ces recommandations, sous la forme de « chantiers » autour desquels le Montréal de demain pourrait s’articuler. Ce manifeste sera ultimement communiqué à diverses parties prenantes, notamment les participants à la prochaine course à la mairie de Montréal. Il servira également de cadre de référence, afin d’orienter la prise de position de la JCCM sur les enjeux-clés liés à la Ville.

Félicitations aux participants pour leur dévouement et leur implication sans lesquels cette activité n’aurait pu être une réussite. Ainsi, le comité organisateur s’en réjouit et sera sans doute encouragé à renouveler l’expérience. Que vive Montréal!

Salon entrepreneurs de Montréal le 17 avril 2013

JCCM couleurC’est le 17 avril 2013 que se tiendra au Hyatt Regency Montréal la quatrième édition du Salon entrepreneurs organisée par la Jeune Chambre de Commerce de Montréal (JCCM). Cet évènement, exclusivement dédié à l’entrepreneuriat, s’adresse aux entrepreneurs, étudiants, professionnels et travailleurs autonomes.

L’objectif principal du salon est de créer un carrefour où s’échangeront des idées, des approches et des expériences visant à promouvoir, susciter, développer et enrichir l’esprit entrepreneurial.

À ce titre, l’équipe organisatrice vous convie à une série de mini-conférences animées par des experts tels que des fiscalistes, avocats, professeurs d’université et experts en financement. Ils aborderont des sujets aussi divers que les conseils juridiques et fiscaux à l’étape du démarrage, le dossier d’opportunité, le plan d’affaires, le capital de risque, le rachat d’entreprise et les erreurs des chefs d’entreprise. De plus, les participants au salon auront l’occasion d’écouter et de rencontrer la conférencière principale de l’évènement en la personne de madame Nathaly Riverin, directrice générale de l’École d’Entrepreneurship de Beauce. En effet, la mission de cette institution vise à concevoir des programmes de formation pour les chefs d’entreprise afin d’améliorer rapidement leurs performances. Ainsi, Mme Riverin, dont la vision est le développement économique des régions par l’entrepreneuriat, vous communiquera sa riche expérience.

Outre ces mini-conférences, le salon vous offre également un cadre de réseautage afin d’approfondir vos connaissances, enrichir votre réseau professionnel et découvrir plusieurs organisations qui contribuent à l’essor de l’entrepreneuriat, entre autres grâce à tous les partenaires qui ont accepté de participer au Salon entrepreneurs.

Si vous souhaitez obtenir des détails sur le déroulement de l’activité, le nom des conférenciers ou des organisations participantes, nous vous invitons à consulter le lien suivant : http://salonentrepreneurs.jccm.org/.

Mais il n’existe qu’un seul vrai moyen de tirer avantage de cet évènement
unique : s’inscrire et y participer!

Le Cocktail entrepreneurs de la JCCM avec Dax Silva

Cocktail_entrepreneurLe mercredi 27 février se déroule le cocktail entrepreneurs de la Jeune Chambre de Commerce de Montréal (JCCM). Accueilli pour la circonstance dans les locaux du Centre d’entreprise et d’innovation de Montréal (CEIM), cet évènement de réseautage a tenu toutes ses promesses.

En effet, malgré le très mauvais temps, des professionnels et entrepreneurs se sont massivement déplacés, signe que cette rencontre suscitait un grand et vif intérêt. Comme le veut la coutume dans ce genre d’activité, les participants ont tout d’abord réseauté ou retrouvé des connaissances, selon le cas. L’ambiance est agréable, joyeuse et le tout arrosé de vin blanc et rouge… à volonté s’il vous plait. En ce qui nous concerne, nous rencontrons un consultant en fiscalité, André Touloute, qui anciennement membre de la JCCM, a bien voulu répondre à l’invitation de Sami Boutaleb, Vice-Président-Entrepreunariat. Rejoints par Ludovic Gauthier, collaborateur au sein de la Vice-présidence Finances et Administration, nous discutons de l’importance de développer des relations assez solides avec les différentes personnes que nous rencontrons dans ce type d’activité.

Après ces échanges informels, monsieur Serge Bourassa, Président et Chef des opérations du CEIM, adresse à l’audience un mot de bienvenue, remercie les partenaires de l’activité dont la Fondation du Maire, qui contribue au Montréal Inc. de demain. De même, il expose le rôle de son organisme qui vise à offrir des services-conseils pour le démarrage d’entreprise dans les secteurs des technologies et des sciences de la vie. Par la suite, Sami Boutaleb prend la parole au nom de la JCCM et se prête au même exercice que monsieur Bourassa en plus d’annoncer la tenue du Salon entrepreneurial qui se déroulera le 17 avril de cette année. Cependant, le moment fort de son allocution est la présentation de la vedette de la soirée en la personne de Dax Dasilva. Fondateur et président directeur général de Lightspeed, jeune PME dynamique en forte croissance, monsieur Dasilva a été sollicité afin de partager son expérience à titre d’entrepreneur. Avant sa présentation, François Laurence, directeur Cocktail entrepreneur, s’exprime pour l’occasion.

Assuré de l’attention du public, monsieur Dasilva expose son entreprise, sa progression et son modèle d’affaire. En effet, Lightspeed offre une solution complète de vente au détail pour la iGeneration en utilisant la technologie innovante de Mac. Suite à une croissance exponentielle, l’entreprise a obtenu un important financement de 30 M $ d’un fonds américain.

De cette présentation, le Vice-président entrepreunariat de la JCCM a retenu que l’entreprise met l’accent sur les ventes et son image. Ainsi, en augmentant ces dernières, Lightspeed se donne les moyens d’attirer du financement, afin de soutenir sa croissance. De même, elle se construit une image forte, solide et constante. Vanessa Cherenfant, directrice du Comité Focus Group, a  souligné la culture de l’entreprise semblable à celle de Apple, axée sur le client. Nous profitons de l’occasion pour la féliciter pour sa nomination à titre de leader JCCM. Pour sa part, Jonathan Frangoli, Vice-président réseautage, a valorisé l’innovation de Lightspeed.

De l’avis général, le cocktail entrepreneuriat a connu un grand succès vu le nombre de participants, la satisfaction des partenaires et son caractère bilingue qui permet à la JCCM de rejoindre autant les anglophones que les francophones. L’occasion nous est donné de lever notre verre et d’applaudir les organisateurs de cette activité qui par leur dynamisme ont su – à nouveau – valoriser l’entrepreneuriat, un volet incontournable et un enjeu majeur à la JCCM.

Quel entrepreneur souhaiteriez-vous entendre dans un futur cocktail entrepreneur?

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LE FISC ET VOUS: détention d’immeubles locatifs par l’intermédiaire d’une société par actions.

Immeubles-LocatifsLa rubrique hebdomadaire  « Le fisc et vous » vise à informer les lectrices et lecteurs sur certains sujets de fiscalité. Elle se veut également une tribune à travers laquelle chacune et chacun pourra échanger.

Un particulier peut posséder des avoirs immobiliers par voie de détention personnelle. Cependant, selon sa situation personnelle, il serait préférable d’envisager trois autres options qui sont : la société par actions, la société de personnes et la fiducie. Ainsi, le texte portera essentiellement sur la détention d’immeubles locatifs par l’intermédiaire d’une société et ses implications fiscales.

La société par actions

Lorsque le particulier utilise la société pour détenir des immeubles locatifs, les revenus locatifs tirés de ces derniers sont considérés comme des revenus d’entreprise. À ce titre, ils sont imposés à un taux d’imposition corporatif de 15% au fédéral et 11,9% au provincial pour un total de 26,9%. De plus, si la société peut bénéficier de la déduction pour petite entreprise, le taux d’imposition combiné se situera à 19%. Sans la constitution de la société, les revenus locatifs seraient inclus directement dans la déclaration d’impôt du particulier et imposés selon son taux marginal combiné qui pourrait atteindre un taux maximal de 48,22% en 2012. On constate définitivement un certain avantage fiscal. Cependant, compte tenu du principe d’intégration qui vise à empêcher qu’une personne utilise une société pour réduire sa facture fiscale, certains mécanismes feront grimper le taux d’imposition corporatif des revenus de placements à un niveau de 46,57%. À ce stade, le lecteur doit être informé que le particulier-actionnaire ne peut recevoir les revenus de location générés par la société que sous forme de dividende.

Le second avantage fiscal est la déduction du gain en capital imposable de 375 000$ accordée aux petites entreprises. Si la société détient ce statut, le particulier actionnaire de la dite société pourra obtenir une réduction du gain en capital imposable réalisé lors de la vente de ses actions. Ainsi, il pourrait bénéficier d’une économie d’impôt maximale de 180 825$, soit 375 000 x 48,22%. Par contre, si le contribuable vend personnellement ses immeubles et réalise un gain en capital, il ne bénéficiera pas de cette déduction.

Le troisième avantage fiscal est le fractionnement du revenu. En effet, la société, ainsi constituée, pourrait avoir comme actionnaires uniquement des membres d’une même famille. Ces derniers, compte tenu de leur niveau de revenu respectif, seront probablement soumis à des taux d’imposition différents. Ainsi, il serait possible de planifier une répartition des revenus locatifs sous forme de dividendes de façon à profiter des taux d’imposition inférieurs de certains membres et réduire la facture totale d’impôts de l’ensemble des actionnaires. Cet avantage est valable également lors de la réalisation d’un gain en capital en cas de revente. Pour en bénéficier, on constituera généralement une fiducie familiale.

Il est important de noter que la société étant une entité morale distincte, les actifs qu’elle détient ne sont pas intégrés dans le patrimoine de ses actionnaires. Par conséquent, ils ne pourront pas être poursuivis par les créanciers des immeubles détenus par la société. En d’autres termes, la société permet au particulier de protéger ses avoirs. De plus, la constitution d’une société peut être intéressante pour un particulier car elle lui donne l’opportunité d’isoler les revenus de location ou d’en recevoir une partie sous forme de dividendes tout en assurant d’avoir un niveau de revenu personnel lui permettant de profiter de certains incitatifs fiscaux tels que la prestation fiscale aux enfants, le crédit pour la TPS et TVQ ou l’augmentation de certains crédits basés sur le revenu familial.

Ainsi présenté, le particulier qui détient personnellement des immeubles locatifs peut se demander s’il serait possible de transférer ses actifs immobiliers dans une société nouvellement constituée. La bonne nouvelle est que le transfert est réalisable sans impact fiscal immédiat et ce, en se prévalant des règles de roulement. Concrètement, il s’agira pour le particulier d’obtenir de la société un billet à demande dont la valeur correspondra au coût d’acquisition de l’immeuble duquel on déduira l’hypothèque et l’amortissement fiscal pris sur la bâtisse. Ce billet sera encaissé par le particulier, libre d’impôt.

La société ne comporte pas que des avantages, mais implique également des obligations. En premier lieu, la gestion d’une telle structure peut être onéreuse en termes de production d’états financiers, déclarations d’impôts, frais juridiques et respect des exigences gouvernementales. En second lieu, les pertes locatives sont réalisées au sein de la société. Par conséquent, elles ne pourront pas être incluses dans la déclaration de revenu de l’actionnaire afin de réduire son revenu imposable et par conséquent sa facture fiscale. En effet, les pertes locatives seront uniquement utilisées contre des revenus locatifs générés par la société. Cette situation ne se présente pas lorsque le particulier détient personnellement des immeubles locatifs car il peut déduire directement les pertes locatives dans sa propre déclaration de revenus.

En résumé, les points à considérer pour la mise en place d’une telle structure corporative sont les suivants : le taux d’imposition corporatif, la déduction pour gain en capital, le fractionnement du revenu, la protection des avoirs personnels, le transfert des immeubles libre d’impôt, les coûts de gestion et  la non déductibilité des pertes locatives de la société pour le particulier.

Le prochain billet traitera des considérations fiscales à considérer dans le cas d’une société de personnes et d’une fiducie.

Pensez-vous constituer une société pour gérer vos immeubles locatifs?

P.S. Il s’agit d’un billet informatif et le lecteur est invité à se renseigner auprès des autorités compétentes (Agence du Revenu du Québec et l’Agence du Revenu du Canada)  ou d’un conseiller en fiscalité pour obtenir des précisions sur sa situation personnelle.

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LE FISC ET VOUS

Immeuble_locatifLa rubrique hebdomadaire  « Le fisc et vous » vise à informer les lectrices et les lecteurs sur certains sujets de fiscalité. Elle se veut également une tribune à travers laquelle chacune et chacun pourra échanger.

Songez-vous à vendre un immeuble locatif? Ou peut-être êtes vous curieux(se) par rapport à ce sujet? Dans les deux cas, les lignes qui suivent sont pour vous.

La disposition d’un immeuble locatif
Le propriétaire d’immeubles peut décider de se départir de certains ou de l’ensemble de ses actifs immobiliers et ce pour différents motifs. On mentionnera, par exemple, la volonté de réaliser un profit suite à une hausse des prix des immeubles ou encore la perspective d’explorer d’autres types d’investissement. Quelle que soit l’intention, cette décision est cruciale, car elle implique des sommes d’argent et des considérations fiscales importantes. Ainsi, les lignes suivantes proposent un aperçu de certains aspects fiscaux inhérents à la vente d’immeubles.

Pour débuter, il est souhaitable de situer le lecteur sur deux points. Premièrement, il sera question dans ce billet d’un propriétaire d’immeubles dont la principale activité n’est pas la vente d’immeuble. En d’autres termes, il ne détient pas d’actifs immobiliers à titre d’inventaire dans le but de les revendre et de gagner un revenu d’entreprise. Deuxièmement, une explication de la fraction non amortie du coût en capital (FNACC) s’impose. En effet, dans le billet précédent, on a abordé la notion de la déduction pour amortissement (DPA) en précisant qu’il s’agissait d’un coût annuel non monétaire et volontaire visant à refléter la désuétude d’un bien amortissable, en l’occurrence une bâtisse. Cette déduction étant calculée en appliquant un certain pourcentage sur le coût dudit bien. Ainsi, la FNACC peut se définir comme étant le solde du coût de l’immeuble après la soustraction de la DPA pour l’année.

Lors de la disposition d’un immeuble, on doit distinguer deux éléments : le terrain et la bâtisse. En effet, le premier est considéré comme étant non amortissable selon les règles fiscales, contrairement à la bâtisse. Compte tenu de cette spécificité, le traitement fiscal de ces deux actifs lors de la vente de l’immeuble diffère.

Le terrain
Lors de la disposition de l’immeuble, on répartit le prix de vente entre le terrain et la bâtisse. Si la valeur attribuée au terrain lors de la vente est supérieure à son coût au moment de l’acquisition, le contribuable réalisera un gain en capital dont uniquement 50% sera imposable. À titre d’exemple, supposons que Mr Jean ait acquis il y a quelques années un immeuble d’une valeur de 450 000$ dont 150 000$ attribuable au terrain. Lors de la vente en 2012, le prix de l’immeuble se situe maintenant à 600 000$ dont 200 000$ pour le terrain. Ainsi, Mr Jean réalisera un gain en capital de 50 000$. Sur ce montant, uniquement 50% soit 25 000$ sera imposable selon son taux marginal. S’il se situe au maximum, soit 48,22%, l’impôt se chiffrera à 12 055$. Ainsi, il recevra dans ses poches un montant net de 37 945$ (50 000 -12 055). Par contre, si la valeur du terrain au moment de la vente est inférieure à celle lors de l’acquisition, le vendeur enregistrera une perte en capital dont 50% uniquement pourra être déduite. Il est important de souligner qu’une perte en capital ne peut être déduite que pour réduire uniquement du gain en capital et aucun autre type de revenu. De plus, cette dernière peut être utilisée pour diminuer les impôts des 3 années précédentes et des années futures.

La bâtisse
La bâtisse étant un bien amortissable, les implications fiscales lors de la disposition sont différentes de celles reliées au terrain. On peut les décliner comme suit :

Gain en capital
Si le produit de disposition (prix de vente) de la bâtisse est supérieur au prix de base rajusté (coût d’acquisition et les dépenses de nature capitale), un gain en capital découlera de la disposition. Par contre, si le produit de disposition est inférieur au prix de base rajusté (PBR), il n’y a pas de perte en capital. Pas de perte en capital? Mais que se passe-t-il dans un tel cas? Lisons la suite.

Perte finale
Lorsque le produit de disposition est inférieur à la FNACC et au prix de base rajusté, la disposition entraîne une perte finale qui correspond à la différence entre la FNACC et le prix de vente. La perte finale correspond en fait à la partie du coût du bien qui n’a pu être déduit sous forme de DPA par le vendeur durant sa détention. La perte finale peut être déduite de l’ensemble des revenus du contribuable, si celui-ci ne possède plus de biens de la même catégorie.

Récupération d’amortissement
Que signifie la récupération d’amortissement? Les autorités fiscales partent du principe que le propriétaire de l’immeuble a bénéficié d’un avantage en pouvant déduire la DPA lors de la détention de la bâtisse. En effet, en prenant la DPA, il a réduit ses revenus de location et donc sa charge d’impôt. Ainsi, elles estiment que lors de la vente de la bâtisse, le contribuable doit rembourser cet avantage fiscal. Comment calcule-t-on la récupération d’amortissement? Elle correspond à la différence entre le moindre du prix de vente ou du PBR et la FNACC. En d’autres termes, il y a récupération d’amortissement uniquement si le prix de disposition est plus élevé que la FNACC. Contrairement au gain en capital qui doit être inclus seulement à 50 % dans le revenu, la récupération d’amortissement doit être incluse en totalité.

En résumé, lors de la vente d’une bâtisse, le vendeur peut se retrouver dans trois situations :

1-     Réaliser un gain en capital et une récupération d’amortissement

2-     Réaliser uniquement une récupération d’amortissement

3-     Réaliser une perte finale

Dans les deux premiers cas, la conséquence est une hausse des revenus et donc de la charge d’impôt. Tandis que le contraire se produit dans le dernier cas.

Dans le prochain et dernier billet de cette série, nous verrons les autres véhicules permettant au contribuable (particulier) d’acquérir des biens immobiliers ainsi que certains points fiscaux qui y sont associés.

P.S. Il s’agit d’un billet informatif et le lecteur est invité à se renseigner auprès des autorités compétentes (Agence du Revenu du Québec et l’Agence du Revenu du Canada)  ou d’un conseiller en fiscalité pour obtenir des précisions sur sa situation personnelle.

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Le_fisc_et_vous_3La rubrique hebdomadaire  « Le fisc et vous » vise à informer les lectrices et lecteurs sur certains sujets de fiscalité. Elle se veut également une tribune à travers laquelle chacune et chacun pourra échanger.

Songez-vous à devenir propriétaire de logement? Ou peut-être vous posez-vous des questions sur les revenus du ou des propriétaire(s) de votre logement? Aujourd’hui, nous traitons des revenus de location immobilière.

L’immobilier locatif et les dépenses admissibles

Afin de déterminer ses revenus nets de location, le particulier propriétaire d’immeuble locatif doit additionner tous les loyers gagnés au cours de l’année courante et les réduire de toutes les dépenses engagées. Cependant, il existe deux types de dépenses : les dépenses courantes et les dépenses en capital.

Les dépenses courantes

Ces dernières en lien direct avec l’exploitation de biens immobiliers locatifs sont engagées ou déboursées régulièrement et procurent un avantage à court terme. Elles sont déductibles des revenus bruts de location au cours de l’année courante. Dans cette catégorie, on inclut généralement les dépenses de réparation visant à maintenir l’immeuble locatif dans l’état dans lequel il se trouvait lors de son acquisition. D’autres dépenses sont également permises dont l’électricité, le chauffage, les frais de publicité, les assurances, les intérêts payés sur l’emprunt bancaire utilisé pour l’achat ou l’amélioration du bien locatif, les honoraires professionnels (comptables, juridiques) et l’amortissement fiscal.

Amortissement fiscal ? Un petit détour s’impose. Contrairement aux autres dépenses de nature courante, la déduction pour amortissement (DPA) n’implique pas un déboursé monétaire. En termes simples, il s’agit de la répartition sur plusieurs années d’une dépense pour acquérir un bien amortissable dont le coût initial ne peut être déduit en une seule fois au cours de l’année courante. L’idée qui sous-entend cette logique est que tout bien amortissable se détériore avec le temps suite à son usage. Ainsi, la DPA vise à refléter cette désuétude. Dans le cadre d’un immeuble locatif, le propriétaire, s’il le souhaite, peut déduire chaque année une partie du coût de son immeuble. Pour ce faire, il doit appliquer au coût de ce dernier un pourcentage qui dépend de la catégorie d’immobilisation à laquelle appartient l’immeuble. Enfin, la DPA n’est pas obligatoire et ne peut être utilisée pour accroître une perte de location. Supposons que pour l’année 2012, Mr Jean a gagné des revenus bruts de loyers de 15 000$. Cependant, il a engagé au cours de la même année des dépenses courantes de 16 000$. Il obtient donc une perte de 1 000$. Ainsi, il ne peut réclamer de DPA. Par contre, si les dépenses totalisent 13 000$, il pourra déduire une DPA maximale de 2 000$.

Les dépenses en capital

Contrairement aux dépenses courantes, les dépenses en capital ne sont pas engagées ou déboursées sur une base régulière et procurent un avantage à long terme. Dans cette catégorie, on insérera le coût d’acquisition de l’immeuble mais également toutes les dépenses visant à l’améliorer. Comme par exemple, l’ajout d’un balcon, le remplacement de marches de bois par des marches de ciment. Ainsi, toutes ces dépenses seront rajoutées au coût initial de l’immeuble et par conséquent déduites par l’entremise de la DPA.

Dans certaines situations, il peut être difficile de distinguer ces deux types de dépenses. Ceci dit, il est proposé au propriétaire d’immeuble locatif une grille d’analyse sous forme de quatre questions :

a)      La dépense offre-t-elle un bénéfice à long terme? Si le propriétaire tire un avantage sur plusieurs années des résultats d’une dépense sans avoir à la refaire régulièrement ou à court terme, la dépense sera considérée comme de nature capitale. Dans le cas contraire, elle sera de nature courante.

b)      Quel est l’objectif de la dépense? L’entretien ou l’amélioration de l’immeuble ? Ainsi, les dépenses qui ont pour conséquence d’améliorer l’état initial de l’immeuble seront probablement de nature capitale. Par contre, si la dépense vise l’entretien de l’immeuble afin de le maintenir dans son état initial, il serait adéquat de la considérer comme étant courante.

c)      La dépense s’applique-t-elle à une partie d’un bien ou à un bien distinct? Si la dépense implique l’ajout d’un nouveau bien distinct de l’immeuble locatif mais utile pour les activités de location, il s’agira d’une dépense de nature capitale. Par contre, si la dépense vise une partie de l’immeuble locatif et ne l’améliore pas au-delà de son état initial, on pourra la traiter comme une dépense courante.

d)      Quelle est la valeur de la dépense?  Si la valeur de la dépense en proportion de celle de l’immeuble locatif est importante, elle pourra être considérée comme étant de nature capitale. Cependant, une nuance s’impose. Si, le propriétaire engage des dépenses importantes d’entretien et de réparation au cours d’une année étant donné qu’il ne l’a pas fait auparavant, ces dernières seront de nature courantes et devront être déduites dans l’année.

Pour plus d’informations, vous pouvez consulter le lien suivant :

http://www.cra-arc.gc.ca/F/pub/tg/t4036/LISEZ-MOI.html

Dans le prochain billet, nous aborderons certains points fiscaux à considérer lors de la vente d’un immeuble locatif.

P.S. Il s’agit d’un billet informatif et le lecteur est invité à se renseigner auprès des autorités compétentes (Agence du Revenu du Québec et l’Agence du Revenu du Canada)  pour obtenir des précisions sur sa situation personnelle.

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Et il serait bien sûr intéressant de connaître vos question et vos commentaires!

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L’impôt, l’immobilier locatif et vous

L’investissement immobilier demeure un actif essentiel dans le cadre d’une stratégie de placement à long terme. En effet, la valeur d’un immeuble ou d’une maison augmente avec les années. Cependant, il est vrai que la dernière crise immobilière aurait tendance à contredire cette réalité, mais en prenant du recul, on s’aperçoit plutôt que cette chute des prix peut également constituer une opportunité pour les acheteurs.

Ainsi, cet article, le premier d’une série de quatre billets, abordera certains points à considérer lors de l’acquisition d’un immeuble locatif par un particulier qui est un résident du Québec.

L’acquisition d’un immeuble locatif peut être réalisée par un particulier, soit une fiducie, par l’intermédiaire d’une société de personnes ou à l’aide d’une société par actions. Lorsqu’un particulier acquiert un immeuble locatif neuf, il peut bénéficier d’un remboursement partiel de la TPS et de la TVQ payée sur chaque immeuble. Dans le cadre de la TPS le remboursement se situe autour de 36% de la taxe payée pour un maximum de 6 300$. Pour la TVQ, le taux est sensiblement identique et le remboursement maximal est de 7 059$ auquel s’ajoute le montant de TVQ payée sur le remboursement de la TPS  Il est important de noter que  Le remboursement de la TVQ s’applique sur des habitations ayant une valeur minimale de 200 000$ jusqu’à un maximum de 225 000$, valeur à partir de laquelle le remboursement devient nul. Ce même principe se retrouve dans le régime de la TPS pour une fourchette comprise entre 350 000$ et 450 000$. Pour bénéficier de cet incitatif, le contribuable doit remplir les formulaires prescrits dans un délai de deux ans suivant le mois ou les taxes sont exigibles.

En tant que particulier, propriétaire d’immeubles locatifs, vous devez inscrire vos revenus nets de location ou pertes nettes dans vos déclarations de revenus. Ainsi, ils viendront augmenter ou réduire selon le cas l’ensemble de votre revenu net total et votre revenu imposable. En d’autres termes vos revenus de location seront imposés selon votre taux marginal combiné qui se situe à un maximum de 48,22% au Québec pour l’année d’imposition 2012.

À titre d’illustration, prenons le cas de monsieur Jean qui, au cours de l’année d’imposition 2012 a gagné un revenu d’emploi imposable de 100 000$. De plus, il possède des immeubles locatifs qui lui ont rapporté des revenus de location nets totaux de 50 000$. Dans ses déclarations de revenus (provincial et fédéral), monsieur Jean inscrira son revenu d’emploi et ses revenus de location. Ces deux montants s’additionneront pour donner un revenu imposable de 150 000$. Compte tenu de son taux d’imposition marginal de 48,22% et de la structure progressive des taux d’imposition, monsieur Jean devra acquitter une facture d’impôt total (fédéral et provincial) qui pourrait s’élever (en excluant les crédits d’impôt) à 55 304$ soit 26 301$ au niveau fédéral et 29 003$ au Québec. Par contre, si monsieur Jean gagne uniquement des revenus de locations, il devra inscrire dans ses déclarations un revenu imposable de 50 000$. Son taux marginal combiné serait alors de 38,4% et sa facture d’impôt de 11 544$ répartie comme suit : 5 333$ au fédéral et 6 211 au provincial. Comme on peut le voir, le particulier propriétaire de logements locatifs peut se retrouver avec un impôt à payer relativement élevé en fonction de son taux d’imposition marginal combiné.

Dans le prochain billet, il sera question des dépenses admissibles dans le calcul des revenus de location.

P.S. Il s’agit d’un billet informatif et le lecteur est invité à se renseigner auprès des autorités compétentes pour obtenir des précisions sur sa situation personnelle.

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Avez-vous des trucs à proposer pour estimer rapidement votre montant d’impôt à payer? 

Un parcours professionnel enrichissant

106a.jpgLa semaine précédant les élections provinciales québécoises du 4 septembre 2012, la Jeune Chambre de Commerce de Montréal (JCCM) a organisé une série de trois petits déjeuners-causerie avec des personnalités issues des trois principales formations politiques. Ainsi, les membres de la JCCM ont eu le privilège d’écouter, d’échanger avec Mr Raymond Bachand, Ministre sortant des Finances et du Revenu et candidat pour le Parti Libéral du Québec (PLQ), M. Stéphane Le Bouyonnec pour la Coalition Avenir Québec (CAQ) et Mme Diane de Courcy, candidate pour le Parti Québécois (PQ).

Au cours de ces rencontres, nous avons pu observer certains faits qui méritent une attention particulière.

Premièrement, prenons note de la courtoisie et l’humilité de nos trois invités qui n’ont pas hésité à faire le tour de la salle afin de faire connaissance avec les membres en les questionnant sur leurs activités professionnelles. De même, après avoir présenté les principales priorités de leur parti respectif et répondu aux questions, nos trois personnalités ont insisté sur le rôle de leader que devrait assumer la relève en partie représentée par les membres de la JCCM.

Deuxièmement, cet appel pour un leadership responsable est assez vibrant surtout si on s’intéresse à leurs parcours professionnels respectifs.

En effet, Mme Diane de Courcy, diplômée de l’École nationale d’administration publique (ENAP) a principalement œuvré au sein des commissions scolaires. Comme elle le dira lors de son allocution, l’engagement politique s’explique par sa volonté d’être à des niveaux supérieurs de décisions afin de faire avancer des causes qui lui sont chères dont le rayonnement de Montréal.

Ingénieur formé à l’École Polytechnique et très actif dans les différentes associations étudiantes, M. Le Bouyonnec a également été un haut dirigeant dans le secteur privé notamment comme Président fondateur de Synergis Capital et membre du conseil d’administration d’Adventure Gold. Il est également impliqué dans différents partis politiques tant sur la scène provinciale que fédérale.

Après des études en droit et en administration des affaires dont un MBA de la prestigieuse Université Harvard, M. Bachand a occupé des hautes responsabilités dans le secteur privé notamment en tant que PDG de Secor et Vice-président de Métro-Richelieu et Culinar. Il a également œuvré au sein du monde académique en tant que professeur-adjoint à HEC-Montréal. De même, il a été fortement impliqué dans la sphère communautaire en siégeant au conseil d’administration de divers organismes dont la Fondation Jules et Paul-Émile Léger. Il a été également membre fondateur d’Oxfam-Québec. De plus, il a fait parti de différents ministères dont ceux du Tourisme, du Développement économique.

En observant ces trois parcours, on remarque que nos invités ont mené une riche carrière professionnelle avant de faire de la politique active. En effet, nous pensons que l’implication dans différentes sphères (secteur privé, administration publique, académique et communautaire) permet le développement de nouvelles compétences car elle présente chacune des défis particuliers en plus d’aider à la compréhension de divers enjeux. Il faudrait aussi souligner le riche réseau de contacts que l’on peut se constituer en sillonnant ces différents milieux. Toute cette richesse professionnelle et intellectuelle permet aux leaders de demain de peser de tous leurs poids afin de relever les défis présents et d’être les ambassadeurs de choix de la société dans laquelle ils vivent.

En conclusion, il est sans doute souhaitable pour les professionnels ambitieux de valoriser tant la carrière que l’implication sociale (communautaire, politique, académique, artistique) afin de contribuer davantage au rayonnement de leur environnement et de la société.

Quelles implications sociales suggérez-vous aux professionnels ambitieux?

Sources :
Les notes biographiques ont été fournies par les partis politiques auxquels les personnes citées sont affiliées.

Pour plus d’information :

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