Archives de Catégorie: Persévérance scolaire

La relève d’affaires de Montréal réunie pour la persévérance scolaire

Persévérance_scolaire_JCCMC’est au Conseil des arts de Montréal que s’est déroulée ce soir le 6 @ 8 de réseautage de la Jeune chambre de commerce de Montréal (JCCM) de février. En collaboration avec la Fondation pour l’alphabétisation – et sous le thème de la persévérance scolaire -, les participantes et participants à la soirée ont eu l’occasion d’offrir des livres destinés à des enfants de zéro à quatre ans de milieux défavorisés par le biais du programme La lecture en cadeau. La librairie Olivieri était sur place avec un kiosque pour la vente des livres.

C’était l’occasion pour le président de la JCCM, monsieur Alexandre Raymond, de s’adresser à la relève d’affaires, de la sensibiliser à la cause de la persévérance scolaire – affirmant d’ailleurs qu’un élève sur trois ne termine pas son secondaire à Montréal – et de l’inviter à participer à la Classique des Gouverneurs, une journée de golf avec les grosses pointures du monde des affaires montréalais qui s’inscrit aussi dans la foulée des activités de la JCCM liées à la persévérance scolaire. En effet, une partie des fonds amassés lors de l’activité sera remise à l’organisme 80 Ruelle de l’avenir. Le vice-président responsabilité sociale de la JCCM, monsieur Philippe Lanthier, a pour sa part renchéri sur l’importance de la persévérance scolaire en encourageant la relève d’affaires présente à offrir La lecture en cadeau, à s’impliquer dans l’Opération retour à l’école et dans le projet Classe affaires. Pour lui, il existe une proximité naturelle entre la relève d’affaires et les élèves – au secondaire comme au primaire -, les premiers étant des modèles pour les seconds. Mais ce rôle de modèle vient avec une responsabilité : celle d’être de bons modèles… impliqués.

Le message très important de madame Marie Turgeon, porte-parole de La lecture en cadeau
Un moment fort de la soirée en ce qui me concerne a été celui passé avec madame Marie Turgeon, comédienne et porte-parole du programme La lecture en cadeau. J’en ai appris beaucoup sur ce programme québécois. À sa 14ième édition, pas moins de 286 000 livres neufs – il est crucial qu’ils soient neufs selon madame Turgeon – ont été offerts au fil des années, dont 30 795 en 2011-2012. Plus de 31 ooo devraient être offerts en 2012-2013.

Et pourquoi offrir des livres neufs? Selon madame Turgeon, c’est une question d’effet. Dans un milieu défavorisé, où l’on se contente souvent de biens usagés, le produit neuf a une valeur accrue, ce qui conduit à de meilleurs résultats. Résultats? En effet, l’enfant – de zéro à quatre ans dans le cas présent – qui s’intéresse aux livres et à la lecture avant de débuter la vie scolaire percevra le livre non pas comme une corvée, mais bien comme un plaisir. Cette nuance est importante au point d’affecter tout le parcours scolaire, voire la vie professionnelle qui s’ensuit. Qui plus est, le parent aux prises avec de l’analphabétisme qui voit son enfant intéressé par la lecture décide parfois d’entamer une démarche d’alphabétisation. Faire d’une pierre deux coups!

Puisque la cueillette de livres de cette 14ième édition de La lecture en cadeau, qui a débuté tout juste avant la période des fêtes, est en cours, pourquoi ne pas y participer? Il suffit de consulter ce lien pour identifier une librairie ou une bibliothèque participante près de chez vous. Ça change des vies.

La JCCM rassemble 
Comme à chaque 6 @ 8, des professionnelles et des professionnels intéressants ont participé à l’évènement. On comptait par exemple sur Carl Beauregard, Nicolas Paquin et Catherine Périard, trois personnes remplies d’initiative qui se sont retrouvées à la soirée sans même en avoir discuté ensemble préalablement. (Comme quoi la jeune chambre rassemble!) Pour sa part, Steven Nguyen a introduit son cousin Philips Ngo à la JCCM par l’entremise de ce 6 @ 8. Peut-être des futurs membres que pourra intégrer l’équipe de François Lupien, co-directeur du comité affecté à l’intégration des nouveaux membres? J’ai également eu le plaisir de discuter avec Jean Jacques Le Roy, entrepreneur, Antoine Auger et Marie-Pierre Charette, qui organise des campus internationaux aux HEC, ainsi qu’avec Mathieu Binette et Mélissa Ciampanelli qui nous invitent au prochain souper tournant de la JCCM.

Cette soirée de réseautage était chargée de sens pour la relève d’affaires, qui est sollicitée auprès de ses cadets. Cette première collaboration avec le programme La lecture en cadeau de la Fondation pour l’alphabétisation est inspirante. La Classique des Gouverneurs à venir s’inscrit elle aussi dans l’implication de la JCCM auprès de LA cause de la JCCM : la persévérance scolaire, pour une relève impliquée.

Songez-vous à vous impliquer pour la cause de la persévérance scolaire et si oui, comment?

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Définir l’innovation – une approche globale

Une revue de la littérature sur l’innovation a récemment été faite par l’OCDE (1). Les différents aspects de ce rapport seront traités dans plusieurs billets. Dans ce billet, c’est le rôle central de l’innovation et de l’entrepreneur dans le développement économique dont nous discutons. Lire la suite

La Jeune chambre de commerce de Montréal attire votre attention sur les Journées de la persévérance scolaire!

Du 13 au 17 février prochains plusieurs initiatives seront mises en branle dans le but de mobiliser une série d’acteurs dans le cadre des Journées de la persévérance scolaire (ci-après, « JPS »).  Tenues chaque année, depuis 2011, lors de la troisième semaine de février, les JPS font appel à la communauté québécoise afin de collaborer à la promotion et à la valorisation de la réussite scolaire chez les jeunes provenant de toutes situations socioéconomiques et de tous niveaux académiques confondus.

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La littératie financière, l’action par l’éducation!

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On ne le dira jamais assez, l’action passe par l’éducation. Cette maxime s’applique à beaucoup de domaines, même à l’éducation financière. Il faut dire que le taux d’endettement des Canadiens atteint 153 %. Un bien triste record. Lire la suite

Combinaison travail-études : conséquence imminente, mais inhérente à la hausse des droits de scolarité ou véritable empressement à garnir le CV?

Une recherche dévoilée récemment[1] par la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) montre que le taux d’emploi des étudiants, tant à titre d’emploi d’été qu’à titre d’emploi en cours de formation académique, n’a cessé d’augmenter au cours des dernières années.  En effet, selon la récente étude effectuée par la FEUQ, le taux d’emploi des étudiants universitaires (20 à 24 ans) à temps plein est passé de 25% en 1978-1979 à près de 55% depuis le début des années 2000. Toujours selon les données recueillies, la FEUQ souligne qu’à l’automne 2009, les étudiants universitaires à temps plein travaillaient en moyenne environ 19 heures par semaine.  De ces étudiants conciliant travail et études, près de 42% travaillaient plus de 20 heures par semaine. Lire la suite

OSONS UN CHANTIER PROVINCIAL SUR L’ÉDUCATION.

Cynthia Sanlian est présidente de la Jeune Chambre de commerce de Montréal (JCCM). La JCCM compte plus de 1 600 membres et a pour mission de favoriser le développement professionnel et personnel des jeunes gens d’affaires de Montréal, de promouvoir leurs intérêts et de contribuer à l’essor du milieu dans lequel ils évoluent.

Jeudi prochain, plus de 110 000 étudiants ont prévu de débrayer à travers la province dans le cadre d’une manifestation visant à contrer la hausse des frais de scolarité annoncée par le gouvernement en mars dernier.

Si un consensus règne autour de la nécessité d’accroître le financement de nos universités, une mésentente demeure quand il est question de savoir à qui revient la juste responsabilité de contribuer à cet effort supplémentaire. En mars 2011, quelques jours avant le dévoilement du budget Bachand, la JCCM soutenait que tous les joueurs clés devaient être mis à contribution de façon équitable : le gouvernement, les étudiants et les entreprises (1). Ainsi, notre organisation mentionnait l’importance du rôle que le gouvernement doit jouer quant au maintien de l’accessibilité aux universités et donc de la nécessaire augmentation des montants à investir en aide financière. Nous rappelions également la responsabilité qu’ont les universités d’assurer une bonne gouvernance de leurs ressources notamment en mettant sur pied des indicateurs de performance basés sur des données mesurables, évolutives et comparables à ceux des meilleures institutions universitaires. Enfin, nous insistions sur les avantages qu’il existe à tirer parti d’une plus grande collaboration entre le Québec Inc. et les universités, notamment pour les PME qui pourraient ainsi bénéficier d’un accès à moindre frais à la recherche et développement.

Le débat actuel présente une cristallisation de l’argumentaire entre le gouvernement et les étudiantes, ces derniers ayant l’impression de soutenir seules l’effort de financement supplémentaire. Depuis plusieurs années, la JCCM est un observateur privilégié des valeurs de la relève d’affaires. En 2009 ainsi qu’en 2011, elle produisait deux études qui soulignaient la conscientisation de la relève d’affaires face au développement d’une économie du savoir permettant d’assurer la prospérité future du Québec. Mais, la relève est également attachée au principe d’équité et c’est dans l’effort demandé aux étudiants qu’apparaît, selon eux, une certaine forme d’iniquité.

Pour autant, demander au gouvernement de s’engager à plus haute mesure dans le financement de l’enseignement universitaire est peu souhaitable considérant son implication actuelle (Entre 2002-2003 et 2016-2017, les subventions annuelles de fonctionnement du gouvernement du Québec aux universités passeront de 1,9 milliard de dollars à 3,3 milliards de dollars.(2)) Dans ce contexte, il est impératif que les étudiants acceptent de faire partie de la solution en appuyant le déplafonnement annoncé des frais de scolarité.

Au-delà de ce constat, il nous apparaît fondamental que le dialogue entre ces deux parties prenantes soit rétabli et qu’un travail profond soit amorcé pour que l’enseignement, plus que jamais, soit érigé par tous au rang de valeur fondamentale pour notre société. La faible valorisation de l’éducation au Québec n’est pas un fait nouveau. Elle demeure une problématique dont plusieurs études(3) ont fait le constat. L’augmentation des frais de scolarité est perçue comme le problème, qu’en est-il cependant de la perception de la valeur de l’éducation reçue en retour ?

Un tel dialogue ne peut toutefois avoir lieu si l’un des principaux acteurs économiques Québécois, nos entreprises, reste absent du débat. Près de la moitié des entreprises québécoises ne voient en effet pas la pertinence de collaborer avec les universités4 et, comparées à leurs pairs canadiennes, les entreprises québécoises investissent deux fois moins dans leurs universités (4). Ce chiffre, inquiétant, vient renforcer la perception des représentants de la relève d’affaires qui veut que la collaboration entre les entreprises et les universités soit largement insuffisante pour renforcer la capacité d’innovation de notre société (5).

Osons, ensemble, tenter de trouver des solutions créatives visant à rehausser la valeur perçue de l’éducation dans notre société. Bien que consciente des implications qu’un tel effort représente, la JCCM encourage la tenue d’un chantier provincial sur l’éducation et se tient à la disposition des organisateurs pour que le point de vue de ses membres y soit partagé. C’est en collaborant ensemble que la communication entre les parties prenantes sera améliorée et que des solutions durables pourront être trouvées, notamment au niveau du financement de nos universités. Lire la suite

Gardons le focus sur la persévérance scolaire : bilan des 2es Rencontres interrégionales

Dans la tourmente des débats portant sur l’instauration d’une commission d’enquête sur l’industrie de la construction, sur les remous du printemps arabe et sur la fragile conjoncture économique mondiale, le thème de la persévérance scolaire se fait malheureusement, mais inévitablement, petit, discret et sous-représenté par la communauté médiatique.  Pourtant, l’importance du sujet est non-équivoque[1] et constamment d’actualité.  En fait, ce sont d’ailleurs les 19 et 20 octobre derniers que se sont tenues, à Québec,  les 2es Rencontres interrégionales sur la persévérance et la réussite scolaires (« 2es Rencontres sur la persévérance scolaire », ci-après), organisées par un groupe de travail présidé par monsieur Jacques Ménard, président de la Banque de Montréal et du Groupe d’action sur la persévérance et la réussite scolaires.  Lire la suite