Archives de Tag: universités

État des lieux et améliorations envisageables au système universitaire – nouvelle étude de l’OCDE

Le Canada est le pays où le taux de diplomation postsecondaire est le plus élevé de l’OCDE. En ce qui a trait à la proportion de citoyens ayant un diplôme universitaire, le Canada se classe significativement au-dessus de la moyenne. Avec de tels résultats, quelles sont prochaines étapes pour augmenter l’avantage compétitif du pays sur cette matière? Des chercheurs ont tenté de répondre à cette question. Lire la suite

Combinaison travail-études : conséquence imminente, mais inhérente à la hausse des droits de scolarité ou véritable empressement à garnir le CV?

Une recherche dévoilée récemment[1] par la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) montre que le taux d’emploi des étudiants, tant à titre d’emploi d’été qu’à titre d’emploi en cours de formation académique, n’a cessé d’augmenter au cours des dernières années.  En effet, selon la récente étude effectuée par la FEUQ, le taux d’emploi des étudiants universitaires (20 à 24 ans) à temps plein est passé de 25% en 1978-1979 à près de 55% depuis le début des années 2000. Toujours selon les données recueillies, la FEUQ souligne qu’à l’automne 2009, les étudiants universitaires à temps plein travaillaient en moyenne environ 19 heures par semaine.  De ces étudiants conciliant travail et études, près de 42% travaillaient plus de 20 heures par semaine. Lire la suite

L’interface université-entreprise*

Les entreprises canadiennes n’investissent pas assez dans la recherche et le développement (billet précédent). Or, cela est problématique, car les entreprises doivent avancer leurs profits en préparant leur avenir aujourd’hui. L’augmentation de la collaboration entre les universités et les entreprises a été envisagée à plusieurs reprises comme une partie de la solution au problème (billet I, billet II, billet III). Est-ce que cela est réaliste? Si oui, comment? Lire la suite

OSONS UN CHANTIER PROVINCIAL SUR L’ÉDUCATION.

Cynthia Sanlian est présidente de la Jeune Chambre de commerce de Montréal (JCCM). La JCCM compte plus de 1 600 membres et a pour mission de favoriser le développement professionnel et personnel des jeunes gens d’affaires de Montréal, de promouvoir leurs intérêts et de contribuer à l’essor du milieu dans lequel ils évoluent.

Jeudi prochain, plus de 110 000 étudiants ont prévu de débrayer à travers la province dans le cadre d’une manifestation visant à contrer la hausse des frais de scolarité annoncée par le gouvernement en mars dernier.

Si un consensus règne autour de la nécessité d’accroître le financement de nos universités, une mésentente demeure quand il est question de savoir à qui revient la juste responsabilité de contribuer à cet effort supplémentaire. En mars 2011, quelques jours avant le dévoilement du budget Bachand, la JCCM soutenait que tous les joueurs clés devaient être mis à contribution de façon équitable : le gouvernement, les étudiants et les entreprises (1). Ainsi, notre organisation mentionnait l’importance du rôle que le gouvernement doit jouer quant au maintien de l’accessibilité aux universités et donc de la nécessaire augmentation des montants à investir en aide financière. Nous rappelions également la responsabilité qu’ont les universités d’assurer une bonne gouvernance de leurs ressources notamment en mettant sur pied des indicateurs de performance basés sur des données mesurables, évolutives et comparables à ceux des meilleures institutions universitaires. Enfin, nous insistions sur les avantages qu’il existe à tirer parti d’une plus grande collaboration entre le Québec Inc. et les universités, notamment pour les PME qui pourraient ainsi bénéficier d’un accès à moindre frais à la recherche et développement.

Le débat actuel présente une cristallisation de l’argumentaire entre le gouvernement et les étudiantes, ces derniers ayant l’impression de soutenir seules l’effort de financement supplémentaire. Depuis plusieurs années, la JCCM est un observateur privilégié des valeurs de la relève d’affaires. En 2009 ainsi qu’en 2011, elle produisait deux études qui soulignaient la conscientisation de la relève d’affaires face au développement d’une économie du savoir permettant d’assurer la prospérité future du Québec. Mais, la relève est également attachée au principe d’équité et c’est dans l’effort demandé aux étudiants qu’apparaît, selon eux, une certaine forme d’iniquité.

Pour autant, demander au gouvernement de s’engager à plus haute mesure dans le financement de l’enseignement universitaire est peu souhaitable considérant son implication actuelle (Entre 2002-2003 et 2016-2017, les subventions annuelles de fonctionnement du gouvernement du Québec aux universités passeront de 1,9 milliard de dollars à 3,3 milliards de dollars.(2)) Dans ce contexte, il est impératif que les étudiants acceptent de faire partie de la solution en appuyant le déplafonnement annoncé des frais de scolarité.

Au-delà de ce constat, il nous apparaît fondamental que le dialogue entre ces deux parties prenantes soit rétabli et qu’un travail profond soit amorcé pour que l’enseignement, plus que jamais, soit érigé par tous au rang de valeur fondamentale pour notre société. La faible valorisation de l’éducation au Québec n’est pas un fait nouveau. Elle demeure une problématique dont plusieurs études(3) ont fait le constat. L’augmentation des frais de scolarité est perçue comme le problème, qu’en est-il cependant de la perception de la valeur de l’éducation reçue en retour ?

Un tel dialogue ne peut toutefois avoir lieu si l’un des principaux acteurs économiques Québécois, nos entreprises, reste absent du débat. Près de la moitié des entreprises québécoises ne voient en effet pas la pertinence de collaborer avec les universités4 et, comparées à leurs pairs canadiennes, les entreprises québécoises investissent deux fois moins dans leurs universités (4). Ce chiffre, inquiétant, vient renforcer la perception des représentants de la relève d’affaires qui veut que la collaboration entre les entreprises et les universités soit largement insuffisante pour renforcer la capacité d’innovation de notre société (5).

Osons, ensemble, tenter de trouver des solutions créatives visant à rehausser la valeur perçue de l’éducation dans notre société. Bien que consciente des implications qu’un tel effort représente, la JCCM encourage la tenue d’un chantier provincial sur l’éducation et se tient à la disposition des organisateurs pour que le point de vue de ses membres y soit partagé. C’est en collaborant ensemble que la communication entre les parties prenantes sera améliorée et que des solutions durables pourront être trouvées, notamment au niveau du financement de nos universités. Lire la suite