Archives de Tag: Québec

La relève du Québec s’exprime, mais ne chante pas

La fable de Jean de la Fontaine « la cigale et la fourmi » a su marquer l’imaginaire des enfants depuis trois siècles, en relatant l’histoire d’une cigale, ayant chanté tout l’été, se trouvant fort dépourvue quand la bise venue, alla crier famine chez la fourmi sa voisine. Les préceptes de l’éducation financière en une seule fable quoi.

Le lecteur attentif de l’étude Secor-JCCM « La relève du Québec inc. s’exprime », aura vite fait de constater que la relève d’aujourd’hui a su internaliser les enseignements de Lafontaine, et a choisi le camp de la fourmi pour orienter l’avenir du Québec.

Il est effectivement plutôt étonnant, qu’à une époque où l’âge de la retraite ne cesse d’être repoussé, 98 % des répondants ont affirmé que l’action gouvernementale devrait encourager l’épargne individuelle. La relève juge même qu’actuellement, notre système encourage trop… la consommation (78 % des répondants). Aurait-elle pris acte des causes profondes des crises financière et économique de 2007-2008?

Dans ce programme d’entraînement rigoureux qu’ils se prescrivent, 60 % des répondants indiquent même que la santé constitue un poste de dépenses publiques trop lourd. Contenir le coût des traitements est une option préconisée par 46 % des répondants, contre 36 % en 2008. Ce remède est sans doute envisagé afin de trouver une cure à la dette publique, laquelle inquiète 81 % des répondants.

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Deuxième Forum d’Écotech Québec : La grappe des technologies propres

La conclusion du panel intitulé « Cadre réglementaire et fiscal », lors du deuxième Forum d’Écotech Québec, tenu le 18 novembre 2010 est sans équivoque : les cadres réglementaires et ficaux actuels au Québec et au Canada ne permettent pas le développement d’une économie des technologies propres forte et exportable.

Le pannel constitué de représentants du monde des affaires (Marie-Hélène Labrie, d’Enerkem, Guy Drouin de Biothermica et Paul Lanoie professeur à HEC) s’est entendu sur deux constats : les réglementations sont d’une part viellissantes, et d’autres part disparates. À titre d’exemple, le cadre réglementaire le plus restrictif au Québec sur le plan de la qualité de l’air est celui de la ville de Montréal. Or, comme le gouvernement du Québec n’a pas de politique aussi restrictive que la ville, cela a pour effet que certaines industries ont migré vers la banlieue, où le cadre est plus souple. Résultat, au lieu de créer un terreau fertile pour les entreprises de technologies propres du secteur de la qualité de l’air, et de voir une grappe d’entreprises émerger; M. Droin déplore que nous avons plutôt assisté à des usines qui ont déménagé de Montréal pour aller polluer ailleurs. Il a ajouté que personne n’en est sorti gagnant.