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Au coeur du Salon entrepreneurs de Montréal: ce que vous avez peut-être manqué le 17 avril dernier

JCCM_LogoC’est au quatrième étage du Hyatt Regency Montréal que s’est tenu, ce 17 avril, la dernière édition du Salon entrepreneurs de Montréal. Organisé par la JCCM et orchestré je dois dire avec brio par le comité, cet évènement se veut un carrefour fertile pour les entrepreneurs souhaitant se nourrir d’idées, d’expériences et partager quelques (d’accord-beaucoup) cartes de visites.

Je dois admettre qu’après ces deux semaines de mauvais temps, la tentation est grande au moment de me rendre sur les lieux de filer à l’anglaise (ou à la française si l’on est anglophone), afin de profiter de cette magnifique journée ensoleillée qu’est celle du mercredi 17 avril. Pensée qui se vaporisa quasi-instantanément lorsque s’ouvrirent les portes de l’ascenseur. La place regorge de monde!  De l’entrée à la salle d’exhibition, impossible de faire un pas sans risquer d’être bousculé par un entrepreneur soucieux de découvrir en quoi l’un des 27 partenaires ci-présents serait en mesure de l’aider. Du SAJE au Service Québec Entreprises en passant par Richter et le Réseau des Femmes d’affaires du Québec, c’est bien toute la communauté d’affaires au service des entrepreneurs qui s’est donnée rendez-vous cet après-midi.

“Plus de 500 inscrits! La salle de conférence est si pleine que les gens restent debout pour écouter les conférenciers!” me jubile Edith Arseneault, Directrice du comité Centrepreneur, emportée par la joie du moment. Il faut dire que les thèmes abordés par les six conférenciers sont des plus intéressants et adaptés au quotidien des entrepreneurs à en croire Katie Cloutier, présidente de Synapsis Branding, une jeune firme conjuguant le monde du Marketing à celui de la finance ou Alain Gauvin, consultant indépendant. Le projet le plus original de la soirée présenté au kiosque du SAJE? “Une idée novatrice dans le secteur des pompes funéraires!” s’exclame Charles Morel, accompagnateur au SAJE. Certainement un secteur en pleine croissance par les temps qui courent.

S’il est évidemment difficile de retracer le fil de la soirée, voici tout de même quelques extraits des présentations (en attendant les vidéos des conférences) des conférenciers qui m’ont marqué à titre de participant et qui sauront, je l’espère, piquer également votre curiosité et vous encourager à assister à la prochaine édition du salon:

Claude Ananou, maître d’enseignement-HEC Montréal ou la méthode SynOpp: comment réussir une entreprise sans plan d’affaires

  • “Un entrepreneur est avant tout un géniteur, pas un éleveur”.
  • “Seuls 5% des jeunes qui démarrent une entreprise ont rédigé un plan d’affaires”
  • “La meilleure façon de valider la viabilité d’un projet d’affaires? Obtenir des résultats probants avec seulement $1000”

Claude Savoie, Président, Dixit Coaching ou le rachat d’entreprise:

  • “Prendre la relève ce n’est pas une transaction, c’est acquérir une histoire”
  • “55 000 entreprises québécoises sont amenées à disparaitre ou être disponibles pour un rachat dans les prochaines années”
  • “Une entreprise est être vivant, un système relationnel, que l’acheteur sera amené à reconstituer et à rendre harmonieux”

Martin Duchaîne, Président de Capital Innovation.  Discussion des opportunités offertes par les Anges financiers.

[Sur la pertinence du capital de risque pour les entreprises en démarrage dans le secteur des TIC] “Vous devez soutenir vos opérations pendant 6 mois (burnrate), voilà le principal défi des entreprises en TIC. Capital de risque est une solution.”

[Sur l’importance du rendement sur investissement pour l’ange financier] “Là où les taux de carte de crédit s’arrêtent, c’est là où les taux du capital de risque commencent.”

Nathaly Riverin, directrice générale École de l’Entrepreneurship de Beauce. Présentation des 10 pires erreurs des chefs d’entreprise.

Erreur #1: Garder des personnes ayant une attitude négative

Erreur #6: Ne jamais dire non à un client

Erreur #7: Ne pas asseoir les bonnes personnes sur les bonnes chaises

Erreur #10: Mauvaise gestion des ventes

Un beau succès donc. La barre est haute pour la prochaine édition! Bravo au comité pour son organisation, merci aux conférenciers pour leurs présentations et merci surtout à tous nos entrepreneurs de continuer à croire dans leurs projets!

Un plan d’affaires international, c’est bien, mais ça sert à quoi?

chienTrois heures trente sept. Un parfum de fin d’année flotte sur la ville et en particulier dans ses bureaux.  Même M.Babines (une peluche de chien jouant de la guitare et chantant une chanson de noël sur commande tout en remuant ses grosses babines) semble n’avoir qu’une seule envie: lacher sa guitare et envoyer au diable Fred Coots et Henry Gillepsie.  Encore quelques petites minutes, et à moi le week-end! Et dans quelques jours à nous le Mexique!

C’est évidemment à cet instant précis que le téléphone sonne. Une fois, deux fois: mon mince espoir que cela soit un faux numéro s’amenuise pour complètement disparaître au troisième coup. Une voix familière mais un peu plus nerveuse que d’habitude de l’autre côté du fil crache:

“Rémy, comme tu sais, j’aimerais déposer une demande d’aide financière pour mes projets (Inde, Malaisie, Japon) et aux États-Unis avant la fin de l’année. Ai-je vraiment besoin d’un plan d’affaires? “Moi: Oui (soupir)”. Crois-tu qu’il soit possible d’en rédiger un d’ici la fin de l’année (précision temporelle: en moins d’une semaine donc)? T’as l’habitude, cela ne devrait pas prendre beaucoup de temps?”.

Département des miracles, veuillez laisser un message après le bip. Bip!!! C’est donc à vous chers entrepreneurs que ce billet s’adresse: vous avez un projet à l’international? Vous aurez alors besoin d’un plan d’affaires à l’international. Il n’y a pas de mais qui tienne: c’est comme ça et je dirais même que c’est très bien.

Pourquoi un plan d’affaires international?

Il a y a plusieurs raisons à cela, la première, pas si évidente qu’elle ne paraît, est que celui-ci vous permettra de mettre sur papier une vision à long terme de vos activités: donc de définir vos besoins et par la même occasion, augmenter vos chances de succès.

Objection: Rémy, mes idées sont dans ma tête, pourquoi les mettre sur papier? Je sais où je veux aller, et puis rédiger un plan d’affaires, cela prend trop de temps. On est dans le jus en ce moment…

Si vous ne voulez pas l’écrire pour vous, écrivez-le alors pour les autres. Ai-je perdu la tête? Pas encore! Un plan d’affaires est aussi un outil de ventes qui vous permettra de convaincre vos partenaires (votre banquier, actionnaires, le comité du SAJE, le jury de l’oeil du dragon etc.) non seulement de la viabilité du projet mais de sa probabilité d’aboutir. L’enjeu: l’accès à des subventions ou des prêts à faible taux d’intérêt. De nombreux programmes d’aide à la commercialisation sont offerts dans le domaine international, et pour y avoir accès, un plan d’affaires international est “un must” (Pour plus d’informations voir programmes: Développement Économique Canada, Export Québec, EDC).

Autre raison moins glamour: valider votre ancrage dans la réalité (sanity check). Rédiger un plan d’affaires, c’est aussi s’assurer qu’on a réellement les moyens de sa politique. Et ça, avant la fin de l’année, c’est un outil bien puissant…

Quoi inclure dans un plan d’affaires à l’international?

Tout comme un plan d’affaires, un plan d’affaires à l’international a pour fonction de proposer un projet d’affaires et de démontrer sa viabilité en alignant besoins (produit ou services, marché, profil de la clientèle, stratégie de commercialisation) aux ressources nécessaires pour le réaliser (ressources humaines, plan d’exploitation, analyse financière). Jusqu’ici, rien de bien différent à priori d’un plan d’affaires “national”. J’invite le lecteur curieux à consulter les modèles proposés par la BDC ainsi que la Fondation Canadienne des Jeunes Entrepreneurs.

Deux éléments fondamentaux sont uniques au plan d’affaires international

Le premier consiste pour l’entrepreneur à s’assurer qu’il peut non seulement vendre son produit sur le marché visé mais qu’il peut le faire de façon compétitive. Entre autres, celui-ci devra déterminer l’impact monétaire qu’engendre l’adaptation du produit exporté aux normes et caractéristiques du marché visé (Certificats d’origine, codes SH, fiscalité, formulaire B4, licences d’exportation, marchandises inscrites sur la liste des marchandises contrôlées, marchandises faisant l’objet de droits anti-dumping, cautionnement bond… autant d’embûches qui feront dérailler votre projet). Une bonne piste de départ est de consulter ce petit guide bien utile de l’agence du service frontalier du Canada.

Le second consistera à déterminer le mode de pénétration sur le marché étranger. Vaut-il mieux exporter directement à son client? Embaucher un représentant sur place? Utiliser un de ses représentants qui se déplacera sur les lieux? Ou bien avoir recours à des distributeurs ou des agents manufacturiers (exportations indirectes)? Une alliance est-elle possible? Autant de questions qui auront un impact significatif sur le prix à l’exportation. Ce petit guide mis à votre disposition par le service des délégué commerciaux du Canada peut vous être bien utile…

911-Exportations:

Dans le doute, consultez  Commerce International Québec pour trouver votre organisme local d’appui à l’exportation!

Prochain billet: Prévisions 2013, que devront surveiller les exportateurs québécois?

Promoteurs, avez-vous la fibre internationale?

Vous avez toujours souhaité partir en affaires à l’international? Les marchés du BRIC/BRIICS/N-11 piquent depuis longtemps votre curiosité pour leur potentiel de croissance? L’un de vos compétiteurs vient d’obtenir un contrat à l’étranger et vous vous sentez dans l’obligation de frapper un grand coup? Votre ex, de passage en échange à Montréal, vous parlait d’une opportunité à ne pas manquer en Amérique Latine?

Si vous avez répondu oui à l’une de ces questions (surtout la dernière), c’est que vous souffrez de ce que j’appelle le syndrome du “house hunters international”! Mondialisation oblige; l’internationalisation tout comme l’achat d’une propriété en Floride est devenu un incontournable du monde des affaires, je dirais même de notre quotidien. Pour autant, plus qu’une mode, l’internationalisation est avant tout un un état d’esprit avant d’être une science; de même que le modèle d’affaires se doit d’être un outil au service d’une vision (et pas l’inverse!). Numbers, alone, don’t talk. Bien plus qu’une demarche linéaire, les points ci-après se veulent être des pistes de réflexion pour tout prometeur désirant s’aventurer sur les chemins de l’internationalisation.

Piste 1: Relier l’internationalisation à un objectif stratégique de son entreprise

Pourquoi s’internationaliser? La question pourrait presque passer pour banale si y répondre n’était pas aussi difficile. Diminuer ses coûts? Développer de nouveaux marchés? Renforcer ses capacités d’innovations? Avec 193 pays, 6900 langues, 7 milliards d’habitants; autant dire que nous vivons dans un monde rempli d’opportunités. Et c’est là précisement toute la difficulté. En se projettant cinq voir dix ans en avant, et en considérant l’internationalisation comme un moyen d’atteindre un but plus qu’une fin en soi; le prometeur est en mesure d’avoir une meilleure emprise sur les évènements, augmentant de ce fait considérablement ses chances de réussite.  Sous-estimer cet effort de réflexion aboutira, dans le meilleur des cas, à un exercice interminable de gestion du risque où l’internationalisation ne sera le résultat que d’une pondération d’une matrice de variables bien souvent subjective. L’addage “Where there is no vision, the people perish” prend ici, tout comme sur la façade ouest du parlement canadien, tout son sens.

Piste 2: Savoir lire (et se dire) l’heure juste

Nombreux sont les prometeurs (et encore plus leurs consultants) qui pensent tout savoir. Si confiance en soi et détermination sont des facteurs essentiels de succès; la capacité de diagnostiquer les ressources à sa disposition à leur juste valeur –en plus d’être une preuve de leadership- contribue tout autant à la réussite. Une personne qualifiée et capable d’adaptation a-t-elle été identifiée pour prendre en main l’internationalisation? Pourra-t-elle se rendre sur place pour veilleur au développement de vos activités? Le fonds de roulement de votre entreprise est-il suffisant afin d’investir dans la promotion et la réalisation d’activités relatives au développement des marchés internationaux? Connaissez-vous les normes techniques employées dans le marché ciblé? Si vous avez hésité à répondre à l’une de ces questions, forte est la probabilité que vous n’avez pas tous les outils en main pour pouvoir vous internationaliser. Savoir qu’on ne sait pas tout, voilà sans doute l’une des meilleures façons de minimiser les risques et prévenir les pertes.

Piste 3: Savoir bien s’entourer  

Qu’il s’agisse de votre centre local de développement (CLD) qui vous aidera à bâtir votre plan d’affaires, le réseau des commissariats à l’exportation du Québec (RECOMEX) qui vous accompagnera tout le long de votre processus de commercialisation ou du service des délégués commerciaux du canada qui validera pour vous les informations d’un fournisseur en Chine: de nombreux outils, ressources et aides financières sont mis à votre disposition pour faciliter votre processus d’internationalisation. Utilisez-les: l’ensemble des services offerts sont gratuits.

J’espère, à travers de mes contributions futures sur ce blogue,  vous les faire découvrir et sensibiliser le lecteur aux problématiques internationales.

Prochain billet: Particularités du plan d’affaires international

Souhaitez-vous partager vos expériences ou vos projets d’internationalisation?

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