Des projets à Montréal

7 :00 à l’édifice Sun Life, Richard Bergeron est d’attaque. Ce matin-là j’anime les échanges entre les membres de la Jeune Chambre de Commerce et le candidat à la mairie et chef de l’opposition depuis bientôt 8 ans. À ma demande, le dialogue débute par une présentation mutuelle en bonne et due forme. Qui êtes-vous et que faites-vous dans la vie? Les membres sont d’abord invités à se prononcer; Qui est avocat? Dans la finance/compatibilité? Des RH? Des Entrepreneurs? Tourisme? Art & Culture? Des urbanistes dans la salle? Il y en a au moins un, et non des moindres.

La  biographie de M. Bergeron révèle un long parcours dédié à la chose urbaine; diplômé en architecture et en urbanisme du baccalauréat au doctorat, l’offre tant attendue d’un titre professoral arrive trop tard à son goût et le mène à sauter début quarantaine dans le monde public pour y élaborer nombre d’études et rapports devant guider les politiques gouvernementales en matière d’urbanité et de développement.

À l’aube de la cinquantaine, insatisfait du traitement politique des idées et des conclusions de son travail sur les importantes problématiques socio-économiques sur lesquelles il s’est penché dans le cadre de ses fonctions, M.Bergeron fait le grand saut qui le mena à créer Projet Montréal, le parti politique municipal qu’il dirige depuis bientôt une décennie et qu’il compte maintenant mener au pouvoir le 3 novembre prochain.

C’est donc cet homme combatif et fonceur que les membres de la JCCM ont pu découvrir mercredi matin dernier. Mais encore, c’est probablement le dévouement pour notre ville et pour sa profession qui ne fait aucun doute aux yeux de ses interlocuteurs de la jeune chambre; sa vie y a été consacrée et aujourd’hui il joue le tout pour le tout. Une passion et une vision de la cité qui le caractérise fortement et s’exprime à travers une éloquence et une érudition qui pourrait en confondre plus d’un.

À coup de références géographiques, historiques et locales –nul ne pourra lui reprocher de citer contre vents et marées et à qui veut l’entendre les succès de son allié gauche Ferrandez; l’aspirant maire en impose; et impose.

À la lumière de commentaires de certains participants, les idées sont tranchées, audacieuses et claires, malgré un discours parfois surchargé et ponctué de pointes intempestives.

Mais réalistes? La question est revenue souvent. Tramway en tête de liste. Un certain pragmatisme, peut-être typique de l’électorat de la relève d’affaire, qui avait besoin d’être convaincu et rassuré devant l’impact potentiel sur le futur et la santé des finances publiques montréalaises.

Un grand pari certes. Une ville resplendissante, organisée et bien pensée. Une certaine profession de foi en l’urbanisme qui mènera Montréal là où il la voit; c’est-à-dire la ville qui a la meilleure qualité de vie au monde.

Et pour le reste? Cette autre ville, l’abstraite, la virtuelle, celle qui n’est pas nécessairement tangible et constructible avec des plans d’aménagement, de la pierre et des fleurs? Honte à qui voudrait étiqueter l’homme de déterminisme environnemental; le succès global du développement urbain, économique, social et culturel viendra avec cette Montréal dont il nous parle.

Cette ville, sur l’île, un matin d’octobre rayonnant, on aime bien se l’imaginer tellement le citoyen Bergeron porte avec aisance les habits de l’expert et la fougue du visionnaire. Néanmoins certains sont restés sur leur appétit. Mais ne leur en déplaise, M.Bergeron lui, avait déjà déjeuné.

Continuez à nous dire que cette ville est possible.

Bonne chance et bonne fin de campagne.

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