Comment créer une entreprise en 54 heures ?

startup weekendC’est du moins la formule saisissante que propose le concours international Startup Weekend. La deuxième édition montréalaise s’est déroulée à HEC Montréal du 8 au 10 février dernier. Retour sur l’expérience vécue par près de 120 apprentis entrepreneurs.

Dans une ambiance survoltée, une vingtaine d’équipes se sont formées pour développer un projet à présenter au jury d’investisseurs potentiels dont John Stokes, fondateur de Real Ventures. Les entreprises étaient aussi variées que les porteurs de projets eux-mêmes.

Il s’agit notamment de l’agrégateur d’informations Dashbook, dont l’équipe s’est démarquée par le professionnalisme de sa présentation. CrowdMedia, qui se définit comme une fusion entre iStock et Instagram, a plutôt engrangé des points sur l’originalité du concept. Enfin, l’élaboration poussée du projet Smartalyzer, un gadget qui ne laisse démarrer les autos qu’après un alcootest, lui a permis de se hisser parmi les 3 gagnants.

Les applaudissements du public semblaient d’ailleurs préméditer ces gagnants. L’amphithéâtre composé de 500 sièges était comble.

Certains n’en sont pas à leur première participation. C’est le cas de Said Radhouani, qui s’est inspiré de sa nouvelle expérience parentale pour proposer cette fois-ci l’application MyKids360. D’autres sont venus d’ailleurs, tels que Brandon Chartreau d’Ottawa, Gael Rivaud de France, et même d’Iran.

Au-delà des prix à gagner, l’événement a permis de rassembler des talents, d’offrir de la visibilité et de gagner ainsi en crédibilité. Pour Caroline Matte, de Sport Réservations, il s’agit de l’opportunité de s’associer avec d’autres entrepreneurs complémentaires. « C’est un très bon moyen de tester notre collaboration », a-t-elle lancé à l’égard de son associé Marc-André.

C’était également l’occasion de réaliser que la vie entrepreneuriale est semée d’embûches. Les fondateurs de Gelp ont adopté un ton pédagogique pour déclarer que leur entreprise s’est mise en faillite avant même de se lancer, sous le regard ébahi du jury. L’autre exemple est Brushup, un projet créé in-extremis par Naomi Ananou.

L’ensemble des participants ont néanmoins eu la chance d’être encadrés par une quinzaine de mentors qui ont fait leurs preuves, dont LP Maurice de Busbud.

Les bénévoles quant à eux débordaient d’enthousiasme et semblaient se retrouver dans le même état d’esprit que les entrepreneurs.

L’organisation de l’événement n’a pas été facile pour autant, affirme Julie-Anne Larose, l’une des organisatrices. Selon elle, « tout s’est passé sans imprévus mais il a fallu 6 mois de préparation », en mentionnant à juste titre n’avoir dormi que 3 heures la veille.

2 réponses à “Comment créer une entreprise en 54 heures ?

  1. Smartalyzer à évolué pour devenir SoberSmart!
    Suivez-nous sur twitter à @gosobersmart et venez voir les derniers développements sur http://www.sobersmart.com! On travail fort pour mener notre projet à terme très prochainement!

  2. Pingback: Le Festival International du Startup 2013 |

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