L’innovation au Québec et au Canada en 2012

Sur ce blogue, nous avons déjà discuté de l’importance d’augmenter le retour sur nos investissements publics en innovation et  des préoccupations du monde des affaires sur le sujet. Une plus grande collaboration entre les entreprises et les universités avait été envisagée comme solution. Mais, qu’en est-il de l’innovation au Canada en 2012?

L’effet de la crise économique

En raison des fluctuations à l’échelle macro-économique des dernières années et du ralentissement de la croissance, certaines entreprises ont eu tendance à diminuer leurs dépenses en matière d’innovation au cours des dernières années. Au Canada, les dépenses en recherche et développement des entreprises ont diminué significativement par rapport à 2007 (voir Tableau 1.4, rapport OCDE), alors que dans d’autres pays, celles-ci ont augmenté. À titre d’illustration, si l’on fixe un indice de 100 à l’année 2007 pour les dépenses des entreprises en R&D, les dépenses des entreprises canadiennes s’élèvent à un indice de 86 en 2011. Dans plusieurs autres pays, l’indice dépasse largement 100 (Données 2010 : Chine = 170, Corée du Sud = 124, Turquie et Irlande = 125, États-Unis = 102). Bref, alors que les entreprises de plusieurs pays ont égalé ou surpassé leurs investissements de 2007, les entreprises canadiennes ont diminué leurs dépenses.

Plus positivement, une performance acceptable au niveau du marché de l’emploi permettra de préserver la qualité du capital humain.

Au surplus, le gouvernement fédéral  semble vouloir se diriger vers un mode de financement plus direct de la recherche. Comme indiqué dans un précédent billet, l’inefficacité du financement indirect (crédits d’impôt) avait été critiquée  par certains économistes; il s’agit peut-être d’une réponse à ces critiques. En effet, comme l’explique une firme comptable, les crédits d’impôt (financement indirect) pour les grandes entreprises en matière de R&D vont diminuer légèrement à partir de 2014. Il en sera de même pour les PMEs, mais dans une moindre mesure. En revanche, des mesures directes de financement de la recherche ont été prévues dans le plan d’action économique.

Au final, ce qui se dégage du portrait fait par l’OCDE de l’innovation au Canada, c’est que la situation n’est pas critique. Toutefois, il semble clair que c’est l’innovation dans les grandes entreprises qui fait principalement défaut. Plus précisément, alors que l’innovation peut être, autant technique que non technique, c’est au niveau de l’innovation technique dans les grandes entreprises que le Canada a un problème. L’innovation non technique, souvent mesurée à l’aide des marques de commerce, semble plutôt bien se porter.

Au Québec

L’auteur n’est pas au courant de changements importants au niveau provincial. Un fait intéressant est toutefois à noter; les Fonds de recherche du Québec et le MDEIE sont en train de préparer de nouvelles stratégies.

Et vous, que pensez-vous de la situation au Canada et au Québec?

Référence

OECD Science, Technology and Industry Outlook 2012 | OECD Free preview | Powered by Keepeek Digital Asset Management Solution

Une réponse à “L’innovation au Québec et au Canada en 2012

  1. Pingback: État des lieux et améliorations envisageables au système universitaire – nouvelle étude de l’OCDE |

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s