Orientations gouvernementales et les enjeux en matière de changements climatiques – Une priorité pour Montréal

Le gouvernement du Québec a pour objectif de réduire l’émission de gaz à effet de serre de 20% en dessous du niveau de 1990 d’ici 2020 et une consultation publique a été lancée sur le sujet. Le secteur des transports représente presque 44% des émissions de gaz à effet de serre (Inventaire des émissions) et c’est le secteur où la croissance des émissions est la plus rapide (+29,5% entre 1990 et 2009). Ce secteur sera donc une cible de choix dans le nouveau plan. Toutefois, considérant l’importance des investissements nécessaires en matière de transport en commun, quelle pourrait être notre priorité?

***Notez que l’auteur s’exprime en son nom personnel, comme c’est le cas pour tous les autres articles.

En premier lieu, il semble que la fréquence de service et la couverture géographique soient les deux facteurs les plus importants en matière d’efficience (coûts) pour les transports en commun. (Étude) Concomitamment, le taux d’utilisation des transports en commun augmente exponentiellement avec la densité de la population. (Étude) Ces trois facteurs mis ensemble militent pour une densification de la population à Montréal, et ce, afin d’augmenter la pertinence et le retour sur investissement de nos projets en transport en commun. (Voir Solutions à notre problème de productivité).

La Communauté urbaine de Montréal s’est récemment dotée d’un plan d’aménagement et de développement. Dans le PMAD (http://pmad.ca), un des principaux objectifs est de favoriser la croissance de la population dans les zones desservies par les transports en commun (Objectif TOD). Au surplus, plusieurs territoires importants d’un point de vue écologique devraient être protégés. (Objectif – environnement) L’adoption récente du PMAD démontre qu’il y a une volonté régionale visant à protéger le territoire. Son application intégrale aurait pour effet d’optimiser nos investissements en matière d’infrastructure et les bénéfices environnementaux qu’on en retire, et ce, en augmentant la densité de la population sur le territoire.

Éviter l’étalement urbain pourrait être une priorité intéressante, et ce, tant pour des raisons environnementales qu’économiques. Le gouvernement pourrait saisir l’occasion que représente le consensus sur l’importance de limiter l’étalement urbain. Donner force de loi pourrait empêcher un étalement urbain additionnel. Une des lois les plus importantes sur le sujet est la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles.

Qu’en pensez-vous?

Communiqués de presse sur un évènement à venir  sur l’aménagement urbain et le transport : i)Ici  ii) et Ici

Références :

Consultation publique sur les orientations gouvernementales et les enjeux en matière de changements climatiques

MDDEP – L’état des lieux de la lutte contre les changements climatiques

MDDEP – VISION ET ENJEUX Plan 2013-2020

Steven Guilbeault – Lutter contre les changements climatiques

Fondation David Suzuki- PMAD: Il faut que cesse le gaspillage des terres agricoles

Consultation publique sur le financement du transport en commun dans le Grand Montréal – 2012

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