Pour un Plan Sud – l’importance du financement public de la recherche

Dans sa troisième édition du bilan sur la productivité et la prospérité, le Centre sur la Productivité et la Prospérité des HEC fait un bilan sur la croissance de la productivité au Québec. En bref, le Québec accuse un retard important en matière de productivité et cela a un effet direct sur la qualité de vie des citoyens. À Montréal, bien que la productivité soit plus élevée que dans plusieurs régions, la croissance de la productivité est faible par rapport aux autres régions; alors que la croissance de la productivité entre 1999 et 2009 a été de 10% à Montréal, celle-ci a été de 30% en Abitibi-Témiscamingue et près de 60% sur la Côte-Nord du Québec. Comment Montréal peut-elle véritablement jouer son rôle de locomotive économique dans la province?

Des différentes solutions envisageables, améliorer l’efficacité des investissements publics en recherche et développement est une solution méritant d’être envisagée. En effet, le Québec et le Canada investissent de manière non négligeable en matière de recherche et développement. Pour un tel niveau d’investissement, en comparaison avec la moyenne des pays de l’OCDE, les québécois devraient déposer environ 160 brevets par millions d’habitants. Toutefois, ils n’en déposent que 84 (source : troisième édition du bilan sur la productivité et la prospérité).

Cet état de fait pourrait s’expliquer par l’approche indirecte du financement public de la recherche et développement au Canada. La méthode indirecte de financement est principalement basée sur les incitatifs fiscaux alors que les méthodes directes sont basées sur les subventions précises et les prêts. Il appert, selon la troisième édition du bilan sur la productivité et la prospéritéque « les cinq pays les plus généreux en matière de financement public total en pourcentage du PIB (Corée du Sud, Canada, États-Unis, Belgique, France) affichent une efficacité de leur R-D inférieure à la moyenne des pays membres analysés.» Concomitamment, ces derniers utilisent d’une manière importante la méthode indirecte de financement public.

À la lumière de ces faits, il semble qu’un « Plan Sud » devrait notamment miser sur un changement dans les méthodes actuelles de financement public de la recherche.

Qu’en pensez-vous?

Site intéressant sur l’innovation:

http://www.scoop.it/t/economie-de-l-innovation

Billets précédents:

Stimuler l’innovation dans les technologies vertes: un rapport de l’OCDE

La croissance de la productivité – quel rôle pour les universités?

La valorisation de la recherche universitaire, c’est rentable?

Valorisation de la recherche universitaire

Image: Idea go / FreeDigitalPhotos.net

2 réponses à “Pour un Plan Sud – l’importance du financement public de la recherche

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