La relève du Québec s’exprime, mais ne chante pas

La fable de Jean de la Fontaine « la cigale et la fourmi » a su marquer l’imaginaire des enfants depuis trois siècles, en relatant l’histoire d’une cigale, ayant chanté tout l’été, se trouvant fort dépourvue quand la bise venue, alla crier famine chez la fourmi sa voisine. Les préceptes de l’éducation financière en une seule fable quoi.

Le lecteur attentif de l’étude Secor-JCCM « La relève du Québec inc. s’exprime », aura vite fait de constater que la relève d’aujourd’hui a su internaliser les enseignements de Lafontaine, et a choisi le camp de la fourmi pour orienter l’avenir du Québec.

Il est effectivement plutôt étonnant, qu’à une époque où l’âge de la retraite ne cesse d’être repoussé, 98 % des répondants ont affirmé que l’action gouvernementale devrait encourager l’épargne individuelle. La relève juge même qu’actuellement, notre système encourage trop… la consommation (78 % des répondants). Aurait-elle pris acte des causes profondes des crises financière et économique de 2007-2008?

Dans ce programme d’entraînement rigoureux qu’ils se prescrivent, 60 % des répondants indiquent même que la santé constitue un poste de dépenses publiques trop lourd. Contenir le coût des traitements est une option préconisée par 46 % des répondants, contre 36 % en 2008. Ce remède est sans doute envisagé afin de trouver une cure à la dette publique, laquelle inquiète 81 % des répondants.

Bien qu’ils ne fréquentent plus les bancs d’école depuis quelques années, les répondants ont indiqué à l’unisson « qu’un système éducatif performant et une emphase sur l’éducation [sic], voilà ce dont le Québec a le plus besoin ».

La prise en compte du développement durable est aussi un fondement de la prospérité future du Québec pour 93% des répondants.

Enfin, la relève réserve le même traitement à l’entreprise privée. Selon elle, les entreprises n’investissent pas assez pour rester compétitives :

  •  Manque d’investissement dans l’outil de production,

  •  Manque d’importance accordée à l’innovation,

  •  Manque d’accent sur l’amélioration continue des processus,

  •  Manque d’agressivité pour pénétrer les marchés internationaux autres que les États-Unis,

  •  Tendance passée à s’être reposée sur la devise faible.

Avec un tel plan de travail, la relève ne s’enligne pas pour prier qui que ce soit de lui prêter quelques grains pour subsister jusqu’à la saison nouvelle.

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